Fiscalité immobilière

Micro-foncier : plafond, abattement de 30 % et déclaration

Plafond de 15 000 € de loyers, abattement forfaitaire de 30 %, déclaration en case 4BE, et surtout : quand le régime réel devient plus intéressant. Le guide complet pour choisir le bon régime et payer le juste impôt.

Mis à jour septembre 2026 14 min de lecture Par Gaultier Garde
Sommaire
  1. La réponse en bref
  2. Qu’est-ce que le micro-foncier
  3. Conditions et plafond
  4. Fonctionnement et calcul
  5. Exemples chiffrés
  6. Comment déclarer
  7. Micro-foncier ou régime réel
  8. Avantages et limites
  9. Cas particuliers
  10. Erreurs à éviter
  11. Lexique
  12. FAQ

Le micro-foncier est le régime fiscal simplifié de la location nue. Il s’applique tant que vos revenus fonciers bruts restent sous 15 000 € par an et donne droit à un abattement forfaitaire de 30 % : vous n’êtes imposé que sur 70 % de vos loyers. L’abattement est bien de 30 %, et non de 50 % (le taux de 50 % concerne le micro-BIC de la location meublée).

Plafond de loyers bruts
15 000 €
Abattement forfaitaire
30 %
Base imposable
70 %
Option réel (durée)
3 ans

Abattement de 30 % ou de 50 % ? La confusion à lever

L’abattement du micro-foncier est de 30 %. Le taux de 50 % souvent recherché est celui du micro-BIC, qui s’applique à la location meublée, pas à la location nue. Une proposition de relèvement du micro-foncier à 50 % a circulé lors des débats budgétaires, mais elle n’a pas été adoptée : le taux reste à 30 %.

Définition

Qu’est-ce que le micro-foncier

Le micro-foncier est un régime d’imposition simplifié des revenus fonciers, réservé aux propriétaires qui louent un bien nu et perçoivent moins de 15 000 € de loyers bruts par an. En échange d’un abattement forfaitaire de 30 %, il dispense de toute comptabilité et de tout justificatif de charges. C’est le pendant, pour la location nue, du micro-BIC de la location meublée.

Le principe est celui de tous les régimes « micro » de la fiscalité française : un abattement forfaitaire remplace la déduction des charges réelles. Vous ne déduisez rien dans le détail ; l’administration retranche automatiquement 30 % de vos loyers, censés couvrir l’ensemble de vos dépenses (entretien, gestion, assurance, taxe foncière, intérêts d’emprunt). En contrepartie de cette simplicité, le micro-foncier ferme la porte à plusieurs leviers d’optimisation, à commencer par le déficit foncier.

Le micro-foncier en trois points

  • Qui : propriétaires louant un bien nu, avec moins de 15 000 € de loyers bruts par an.
  • Quoi : abattement automatique de 30 % sur les loyers bruts.
  • Pourquoi : simplicité maximale, aucune comptabilité ni justificatif à produire.
Éligibilité

Conditions et plafond du micro-foncier

Trois conditions cumulatives ouvrent le micro-foncier : des revenus fonciers bruts inférieurs ou égaux à 15 000 € par an pour le foyer fiscal, une location nue (non meublée), et l’absence de bien soumis à un régime fiscal spécial imposant le réel. Si une seule manque, l’ensemble des revenus fonciers passe au régime réel.

Le plafond de 15 000 € de loyers bruts

Vos revenus fonciers bruts annuels ne doivent pas dépasser 15 000 €. Le seuil s’apprécie au niveau du foyer fiscal : on additionne tous les loyers nus perçus par l’ensemble des membres (vous, votre conjoint, vos personnes à charge), y compris la quote-part issue d’une SCI à l’impôt sur le revenu. Point clé : le plafond porte sur les loyers bruts encaissés, avant toute charge. Percevoir 14 800 € de loyers avec 4 000 € de charges laisse éligible au micro-foncier : c’est le brut qui compte, pas le net.

Ce qui entre dans le plafond, ce qui n’y entre pas

  • Compte : tous les loyers de location nue (habitation, local, terrain), la quote-part d’une SCI à l’IR, les subventions et indemnités compensant une baisse de loyer.
  • Ne compte pas : les revenus de location meublée (LMNP ou LMP), qui relèvent des BIC, jamais des revenus fonciers.

Location nue uniquement

Le micro-foncier ne vise que la location nue. Dès qu’un bien est loué meublé, ses revenus deviennent des BIC et relèvent du micro-BIC ou du réel BIC. La distinction est décisive et souvent mal comprise : location nue égale micro-foncier à 30 %, location meublée égale micro-BIC à 50 % (pour la location meublée de longue durée). Les régimes, les abattements et les formulaires diffèrent.

Aucun bien sous régime spécial

Le micro-foncier est exclu si l’un de vos biens relève d’un régime imposant le réel : monument historique, dispositif Malraux, anciens dispositifs de défiscalisation (Robien, Borloo, Besson, Périssol), ou parts de SCPI dont les revenus sont au réel. Dans ce cas, la totalité de vos revenus fonciers bascule au régime réel, y compris pour les autres biens.

Mécanisme

Comment fonctionne le calcul

Le calcul tient en une ligne. Vous additionnez vos loyers bruts de l’année, l’administration applique automatiquement l’abattement de 30 %, et vous êtes imposé sur les 70 % restants, au barème de l’impôt sur le revenu selon votre tranche, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Aucune charge ne se déduit individuellement.

  1. Vous totalisez vos loyers bruts

    Somme de tous les loyers nus encaissés sur l’année civile, charges locatives comprises si vous les percevez.

  2. L’administration applique l’abattement de 30 %

    Le fisc retranche 30 % automatiquement. Vous n’avez rien à calculer ni à justifier.

  3. Vous êtes imposé sur 70 % des loyers

    Cette base s’ajoute à vos autres revenus et est imposée à votre taux marginal (0, 11, 30, 41 ou 45 %).

  4. Les prélèvements sociaux s’ajoutent

    17,2 % de CSG, CRDS et prélèvement de solidarité s’appliquent sur la même base de 70 %.

Revenu net imposable = loyers bruts x 70 %
Impôt total = (loyers bruts x 70 %) x (taux marginal + 17,2 %)
Chiffres à l’appui

Trois exemples chiffrés

Tranche à 30 %, peu de charges

Un appartement loué 750 € par mois
Loyers bruts annuels9 000 €
Abattement micro-foncier (30 %)moins 2 700 €
Base imposable (70 %)6 300 €
Impôt sur le revenu (tranche 30 %)moins 1 890 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)moins 1 084 €
Charge fiscale totale2 974 € par an
Soit environ 33 % des loyers bruts absorbés par la fiscalité.

Tranche à 30 %, charges élevées (travaux)

Même appartement, mais 4 500 € de charges réelles
Micro-foncier, base 6 300 €impôt 2 974 €
Régime réel, charges réelles déduites (4 500 €), base 4 500 €impôt 2 124 €
Économie avec le régime réel850 € par an
Dès que les charges dépassent 30 % des loyers, le régime réel devient plus avantageux.

Tranche à 11 %, peu de charges

Revenu modeste, loyer de 600 € par mois
Loyers bruts annuels7 200 €
Abattement micro-foncier (30 %)moins 2 160 €
Base imposable (70 %)5 040 €
Impôt sur le revenu (tranche 11 %)moins 554 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)moins 867 €
Charge fiscale totale1 421 € par an
Soit environ 20 % des loyers : à cette tranche, le micro-foncier est très efficace.
Charge fiscale du micro-foncier selon la tranche marginale, appliquée sur la base de 70 % (impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux).
Tranche marginaleCharge totale sur les loyersArbitrage
11 %environ 20 %Micro-foncier souvent optimal
30 %environ 33 %Comparer avec le régime réel
41 %environ 41 %Réel souvent préférable
45 %environ 44 %Réel presque toujours gagnant

Vous voulez trancher sur votre cas précis ? Notre calculateur de rentabilité compare les deux régimes avec vos chiffres réels.

Déclaration

Comment déclarer le micro-foncier

La déclaration au micro-foncier est la plus simple de la fiscalité immobilière : reportez le total de vos loyers bruts en case 4BE du formulaire 2042, sans annexe 2044 ni justificatif. L’administration applique seule l’abattement de 30 % et calcule la base imposable.

  1. Formulaire 2042, case 4BE

    Indiquez le montant total de vos loyers bruts annuels en case 4BE de la déclaration principale. C’est la seule case à remplir : pas de formulaire 2044.

  2. L’abattement est automatique

    Vous n’avez ni à calculer ni à saisir les 30 %. Le fisc les applique et détermine la base de 70 % lui-même.

  3. Aucun justificatif à joindre

    Aucune facture ni détail de charges à fournir. Conservez toutefois vos pièces : en cas de contrôle, l’administration peut vérifier le montant des loyers déclarés.

  4. Aux dates habituelles

    Mêmes échéances que la déclaration annuelle de revenus, au printemps, en ligne sur impots.gouv.fr.

À conserver malgré tout

  • Les quittances de loyer ou relevés de virement du locataire.
  • Le bail en cours et les avis de taxe foncière.
  • Toutes les factures de charges et de travaux, précieuses si vous basculez un jour au réel.
L’arbitrage clé

Micro-foncier ou régime réel

La règle est arithmétique : dès que vos charges réelles dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel devient plus avantageux, car il déduit les charges effectives au lieu de l’abattement forfaitaire. Sous 30 % de charges, le micro-foncier est plus simple et souvent aussi rentable. C’est le cas de la majorité des bailleurs avec un crédit en cours ou des travaux.

Comparatif micro-foncier et régime réel pour la location nue.
CritèreMicro-foncierRégime réel
Plafond de loyers15 000 € bruts par anAucune limite
Prise en compte des chargesAbattement forfaitaire de 30 %Charges réelles déduites
Intérêts d’empruntNon déductiblesDéductibles
TravauxNon déductiblesDéductibles
Déficit foncierImpossibleJusqu’à 10 700 €/an sur le revenu global
DéclarationCase 4BE du 2042Formulaire 2044
ComptabilitéAucuneSuivi des charges requis
Idéal siCharges inférieures à 30 % des loyersCharges supérieures à 30 % des loyers
EngagementAucun (annuel)3 ans si option volontaire

Le déficit foncier, l’arme absente du micro-foncier

C’est la principale raison de préférer le réel. Quand vos charges déductibles dépassent vos loyers, la différence crée un déficit foncier imputable sur votre revenu global à hauteur de 10 700 € par an (article 156 du Code général des impôts). La part de déficit provenant des intérêts d’emprunt ne s’impute, elle, que sur les revenus fonciers, jamais sur le revenu global. Le surplus se reporte sur dix ans.

Le plafond doublé à 21 400 € pour la rénovation énergétique

Pour les travaux qui font sortir un logement du statut de passoire thermique (passage d’un DPE E, F ou G vers A, B, C ou D), le plafond d’imputation est porté à 21 400 € par an. Ce doublement, créé par la loi de finances rectificative pour 2022, a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2027 par la loi de finances 2026. Il suppose deux DPE (avant et après travaux), des travaux éligibles et un maintien en location nue pendant trois ans. Un levier inaccessible en micro-foncier.

La règle des 30 % en une minute

Additionnez vos charges annuelles : intérêts d’emprunt, frais de gestion, assurances, charges de copropriété non récupérables, taxe foncière et travaux. Si le total dépasse 30 % de vos loyers bruts, optez pour le régime réel.

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Le bilan

Avantages et limites du micro-foncier

Ses avantages

  • Simplicité maximale : une seule case à remplir, aucune comptabilité, aucun justificatif.
  • Pas de frais de comptable : économie de plusieurs centaines d’euros par an par rapport au réel.
  • Abattement garanti : même charges nulles (bien remboursé, sans travaux), les 30 % s’appliquent.
  • Flexibilité : vous pouvez opter pour le réel dès que votre situation change.
  • Idéal pour un petit portefeuille : un bien nu peu chargé, c’est souvent l’optimum.

Ses limites

  • Pas de déficit foncier : impossible de réduire son revenu global via des travaux.
  • Intérêts d’emprunt non déductibles : coûteux en début de prêt, quand ils pèsent lourd.
  • Travaux non déductibles : une rénovation importante milite presque toujours pour le réel.
  • Plafond contraignant : au-delà de 15 000 €, bascule au réel ; vite atteint avec plusieurs biens.
  • Option réel bloquante : une fois choisie volontairement, elle vaut 3 ans.
Situations spécifiques

Cas particuliers

Micro-foncier et SCI

Les associés d’une SCI à l’impôt sur le revenu peuvent bénéficier du micro-foncier si la somme de leurs revenus fonciers personnels et de leur quote-part dans la SCI reste sous 15 000 €. En revanche, une SCI à l’impôt sur les sociétés exclut le micro-foncier : ses distributions sont des revenus de capitaux mobiliers, pas des revenus fonciers.

Micro-foncier et SCPI

Les revenus de parts de SCPI sont des revenus fonciers et entrent dans le plafond de 15 000 €. Percevoir 8 000 € de SCPI et 5 000 € de loyers d’un appartement nu laisse éligible (13 000 € au total). Attention toutefois : certaines SCPI recourent à des mécanismes qui n’existent qu’au régime réel.

Micro-foncier et démembrement

En cas de démembrement, seul l’usufruitier perçoit les loyers et peut relever du micro-foncier. Le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu foncier et n’est pas concerné.

Micro-foncier et colocation nue

Un logement loué nu à plusieurs colocataires génère des revenus fonciers éligibles. On additionne les loyers de tous les colocataires pour vérifier le seuil de 15 000 €. Attention à ne pas confondre avec la colocation meublée, qui relève des BIC.

À éviter

Les erreurs qui coûtent cher

Confondre micro-foncier et micro-BIC

Location nue : micro-foncier, abattement 30 %. Location meublée : micro-BIC, abattement 50 % (longue durée). Deux régimes, deux formulaires, deux taux.

Oublier la quote-part de SCI

Les revenus d’une SCI à l’IR s’ajoutent à vos loyers personnels. Beaucoup de bailleurs franchissent les 15 000 € sans le savoir.

Rester au micro-foncier par inertie

Si vos charges dépassent 30 % des loyers, vous payez trop. Refaites la simulation chaque année, surtout en début de crédit.

Opter pour le réel sans penser aux 3 ans

L’option volontaire engage trois ans. Anticipez vos charges sur toute la période avant de la déclencher.

Croire qu’on échappe aux prélèvements sociaux

Le micro-foncier ne dispense pas des 17,2 % de prélèvements sociaux, qui s’appliquent sur la base de 70 %.

Sous-estimer l’effet de la tranche

À 41 ou 45 %, la fiscalité du micro-foncier pèse lourd. Le réel avec déficit foncier est presque toujours préférable.

À connaître

Lexique

Micro-foncier
Régime simplifié d’imposition des revenus de location nue, sous 15 000 € de loyers bruts, avec abattement forfaitaire de 30 %.
Revenus fonciers bruts
Total des loyers encaissés en location nue avant toute charge. C’est cette somme qui s’apprécie face au plafond de 15 000 €.
Abattement forfaitaire
Réduction automatique de la base imposable (30 % au micro-foncier) censée couvrir l’ensemble des charges, sans justificatif.
Régime réel
Régime qui déduit les charges effectivement supportées (intérêts, travaux, gestion) et ouvre le déficit foncier. Formulaire 2044.
Déficit foncier
Excédent de charges sur les loyers, imputable sur le revenu global jusqu’à 10 700 € par an (21 400 € pour la rénovation énergétique). Réservé au régime réel.
Taux marginal d’imposition
Taux d’imposition de la dernière tranche de vos revenus (0, 11, 30, 41 ou 45 %). Il détermine le poids réel du micro-foncier.
Gaultier Garde
Directeur de publication, expert en investissement locatif

Analyse fondée sur le Code général des impôts, la doctrine BOFiP et les données d’impots.gouv.fr. Gaultier Garde décrypte la fiscalité locative pour aider les bailleurs à choisir le régime réellement adapté à leur situation, chiffres à l’appui.

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FAQ

Questions fréquentes

Quel est le plafond du micro-foncier ?

Le plafond est de 15 000 € de revenus fonciers bruts par an, apprécié au niveau du foyer fiscal (loyers de tous les membres, quote-part de SCI à l’IR comprise). Au-delà, vous basculez automatiquement au régime réel. Ce seuil porte sur les loyers bruts, avant toute charge.

L’abattement du micro-foncier est-il de 30 % ou de 50 % ?

De 30 %. Vous n’êtes imposé que sur 70 % de vos loyers bruts. Le taux de 50 % que l’on voit parfois est celui du micro-BIC, applicable à la location meublée de longue durée, pas à la location nue. Une hausse du micro-foncier à 50 % a été évoquée mais n’a pas été adoptée.

Micro-foncier ou régime réel : lequel choisir ?

Si vos charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, gestion, copropriété, assurances) dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel est plus avantageux. En dessous de 30 %, le micro-foncier est plus simple et souvent aussi rentable. Simulez chaque année avec vos chiffres.

Comment déclarer le micro-foncier ?

Reportez vos loyers bruts annuels en case 4BE du formulaire 2042. C’est la seule case à remplir, sans annexe 2044 ni justificatif. L’administration applique automatiquement l’abattement de 30 % et calcule la base imposable de 70 %.

Peut-on déduire les intérêts d’emprunt en micro-foncier ?

Non. Aucune charge ne se déduit individuellement au micro-foncier : l’abattement de 30 % est censé tout couvrir, intérêts d’emprunt compris. C’est pourquoi le régime réel est souvent plus avantageux en début de prêt, quand les intérêts sont élevés.

Le micro-foncier est-il compatible avec la location meublée ?

Non. Le micro-foncier ne concerne que la location nue. Pour la location meublée, c’est le micro-BIC (abattement de 50 % en longue durée) ou le réel BIC qui s’applique. Ce sont deux régimes distincts, avec des formulaires et des taux différents.

Peut-on créer du déficit foncier en micro-foncier ?

Non. Le déficit foncier n’existe qu’au régime réel. Il permet d’imputer jusqu’à 10 700 € de charges excédentaires sur le revenu global (21 400 € en cas de rénovation énergétique). Pour en bénéficier après des travaux importants, il faut opter pour le réel.

L’option pour le régime réel est-elle réversible ?

Si vous optez volontairement pour le réel alors que vous êtes sous 15 000 €, l’option est irrévocable pendant 3 ans, puis reconductible. Passé le délai, vous pouvez revenir au micro-foncier. En cas de dépassement du plafond, le retour est automatique dès que vos loyers repassent sous 15 000 €.

Le micro-foncier échappe-t-il aux prélèvements sociaux ?

Non. Les revenus fonciers, même au micro-foncier, supportent 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité), appliqués sur la même base de 70 % que l’impôt sur le revenu.

Sources

  • Code général des impôts, article 32 (régime micro-foncier) et article 156, I, 3° (déficit foncier).
  • impots.gouv.fr, déclaration des revenus fonciers (case 4BE, formulaire 2044).
  • BOFiP, RFPI, déficit foncier et imputation sur le revenu global.
  • Loi de finances 2026, prorogation du plafond doublé de déficit foncier (21 400 €) jusqu’au 31 décembre 2027.
  • Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (loi Le Meur), abattements micro-BIC de la location meublée.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les seuils et taux peuvent évoluer avec les lois de finances : vérifiez votre situation auprès de l’administration ou d’un professionnel avant de décider.

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