Investissement locatif expatrié : investir en France depuis l’étranger
Financer, sélectionner, acheter à distance, exploiter : les quatre étapes de l’investissement locatif pour un expatrié, les solutions pour chacune et la fiscalité propre aux non-résidents.
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Quatre informations suffisent pour commencer. Vous complétez ensuite, sans rien ressaisir.
Votre demande est ensuite transmise au partenaire adapté à votre pays et à votre besoin. Sans engagement.
Sommaire
Oui, un expatrié peut réaliser un investissement locatif en France entièrement à distance, quel que soit son pays de résidence. Les loyers restent imposés en France : taux minimum de 20 %, plus prélèvements sociaux de 17,2 % en location nue ou 18,6 % en meublé, ramenés à 7,5 % pour les affiliés à la sécurité sociale de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni.
Les 4 étapes pour investir depuis l’étranger
Le parcours tient en quatre étapes : financer (compte bancaire français et prêt non-résident), sélectionner le bien avec des visites déléguées, acheter à distance par procuration notariée, puis exploiter en déléguant travaux et gestion. Comptez 3 à 5 mois au total, le financement étant l’étape la plus longue pour un non-résident.
Les solutions adaptées à chaque besoin
Investir à distance, c’est remplacer sa présence par six relais. Voici, pour chacun, la solution qui fonctionne depuis l’étranger et le point à vérifier avant de s’engager.
Tous les pays, des règles différentes
Aucun pays de résidence n’empêche d’acheter en France. Trois choses changent selon le vôtre : la banque qui accepte de financer, le taux des prélèvements sociaux et l’obligation de représentant fiscal à la revente.
À vérifier : la convention fiscale entre la France et votre pays.
Voir le tableau par zoneUn courtier qui connaît les non-résidents
Toutes les banques françaises ne prêtent pas aux non-résidents, ni pour tous les pays ou toutes les devises. Un courtier spécialisé cible celles qui le font et monte le dossier à distance.
À vérifier : l’apport exigé, souvent 20 à 30 %, et la garantie demandée.
Étudier mon financementSigner sans venir en France
Le notaire français recueille votre signature en visioconférence et établit une procuration authentique à distance. Il signe ensuite l’acte en votre nom.
À vérifier : que l’étude pratique la procuration à distance, et le délai de préparation.
Étudier mon achat à distanceDes yeux sur place avant l’offre
Visite déléguée filmée, puis contre-visite technique par un tiers : c’est le seul moyen de vérifier l’état réel du bien, de l’immeuble et de la rue.
À vérifier : que le visiteur n’est pas rémunéré par le vendeur.
Étudier ma rechercheUn chantier suivi à distance
Devis comparés, planning, comptes rendus photo à chaque étape, puis ameublement si vous louez en meublé. Le suivi se délègue à un maître d’œuvre ou à une société clé en main.
À vérifier : les assurances de l’entreprise et les pénalités de retard.
Étudier mes travauxUn gestionnaire, pas un proche
Recherche du locataire, encaissement, sinistres, assemblées de copropriété : une agence de gestion locative facture 5 à 10 % des loyers, déductibles au régime réel.
À vérifier : le reporting, les frais de relocation et la garantie loyers impayés.
Étudier ma gestionCe qui change selon votre pays de résidence
| Zone de résidence | Prélèvements sociaux, location nue | Prélèvements sociaux, meublé | Représentant fiscal à la revente | Financement |
|---|---|---|---|---|
| Union européenne et EEE | 7,5 % | 7,5 % | Non requis | Dossier en euros, le plus simple à présenter |
| Suisse, Royaume-Uni | 7,5 % | 7,5 % | Requis si le prix de vente dépasse 150 000 € | Revenus en devise, convertis par la banque |
| Reste du mondeÉtats-Unis, Canada, Émirats, Singapour, etc. | 17,2 % | 18,6 % | Requis si le prix de vente dépasse 150 000 € | Variable selon le pays et la devise : courtier recommandé |
Des sociétés spécialisées couvrent tout ou partie de ces besoins. Nous en avons analysé une, dédiée aux expatriés, dans notre avis sur Expat Immo, et comparé les acteurs du clé en main dans notre classement des sociétés d’investissement locatif.
Comment nous orientons votre demande
Vous décrivez votre projet une seule fois. Selon votre pays de résidence, votre budget, la ville visée et les besoins cochés, nous transmettons votre demande au partenaire approprié : courtier, société clé en main ou gestionnaire. ILA peut être rémunérée par ce partenaire ; le service est sans frais pour vous.
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Les informations saisies en haut de page sont déjà reportées ici. Complétez-les : elles nous permettent d’orienter votre demande vers le bon interlocuteur.
Investissement Locatif Avis est un site d’information : l’étude de votre projet ne constitue ni un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé. Votre demande est transmise au partenaire approprié, qui peut rémunérer ILA. Investir dans l’immobilier locatif comporte un risque de perte en capital.
1. Financer : compte bancaire et prêt non-résident
Les banques françaises prêtent aux non-résidents, mais avec des exigences renforcées : apport souvent de 20 à 30 %, revenus étrangers justifiés et convertis, garantie hypothécaire fréquente. Le taux d’endettement maximal reste plafonné à 35 % des revenus (règle HCSF), assurance comprise, comme pour les résidents.
Commencez par ouvrir un compte bancaire français : il sert à encaisser les loyers et à payer les charges, et plusieurs grandes banques l’ouvrent à distance sur justificatifs, en deux à quatre semaines. Demandez ensuite un accord de principe avant de chercher le bien : c’est l’étape la plus longue, et celle qui fixe votre budget réel.
| Critère | Résident | Non-résident |
|---|---|---|
| Apport demandé en pratique | 10 à 15 % | 20 à 30 % |
| Endettement maximal | 35 % (HCSF) | 35 % (HCSF), souvent appliqué plus strictement |
| Revenus pris en compte | Revenus français | Revenus étrangers, convertis et justifiés |
| Garantie | Caution ou hypothèque | Hypothèque souvent exigée |
| Délai d’obtention | 3 à 6 semaines | 6 à 12 semaines |
Maximiser ses chances côté banque
- Un bien dont les loyers couvrent une bonne part de la mensualité rassure le prêteur.
- Un apport de 25 à 30 % évite la plupart des refus.
- Un dossier complet : relevés des six derniers mois, contrat de travail traduit, avis d’imposition du pays de résidence.
Les intérêts d’emprunt sont déductibles au régime réel : le crédit est aussi un levier fiscal. Testez l’équilibre entre loyers et mensualité avec notre simulateur de rendement locatif, et comparez les intermédiaires dans notre sélection des meilleurs courtiers en crédit immobilier.
2. Sélectionner : le bien et la ville, sans se déplacer
À distance, la simplicité de gestion compte autant que la rentabilité. Le meilleur compromis pour un expatrié reste souvent un T2 meublé en LMNP, dans une ville de province dynamique : locataires stables, gestion déléguée simple, et amortissement qui allège l’impôt sur les loyers.
| Type de bien | Rendement brut | Gestion à distance | Adapté à un expatrié |
|---|---|---|---|
| Studio ou T1 | 5 à 7 % | Rotation fréquente | Moyen |
| T2 meublé (LMNP) | 4 à 6 % | Locataires stables | Recommandé |
| T3 familial | 3,5 à 5 % | Bail long, très stable | Bon |
| Résidence services gérée | 3,5 à 4,5 % | Déléguée à l’exploitant | Bon |
| Meublé de tourisme | Variable | Conciergerie indispensable | Risqué |
Les visites virtuelles sont devenues la norme, mais elles ne remplacent pas un regard sur place : faites toujours contre-visiter le bien par un tiers avant de signer une offre. Le choix de la ville pèse autant que celui du bien, et nos guides par ville comparent rendement, prix et tension locative. Si la gestion à distance vous oriente vers une résidence gérée, lisez d’abord notre analyse du LMNP en résidence étudiante.
3. Acheter à distance : compromis et procuration
L’achat se signe sans venir en France. Le notaire français peut établir une procuration authentique à distance : vous comparaissez en visioconférence et signez électroniquement, puis il signe l’acte de vente en votre nom. Ce dispositif est permanent depuis le décret du 20 novembre 2020. Comptez deux à trois mois entre le compromis et l’acte.
- Le compromis. Il fixe le prix, les conditions suspensives (dont l’obtention du prêt) et le calendrier. Il peut lui aussi être signé à distance.
- La procuration. Dès que l’achat est financé par un prêt garanti par une hypothèque, le notaire demande une procuration authentique, et non un simple pouvoir signé sous seing privé.
- L’autre voie. Une procuration signée devant un notaire de votre pays de résidence reste possible, mais elle doit en général être apostillée ou légalisée, ce qui allonge les délais.
- La structure. Achat en nom propre ou via une société : la question se tranche avant le compromis, comme l’explique notre comparatif SCI ou nom propre.
4. Exploiter : travaux, gestion et déclarations
La gestion à distance est le premier frein des expatriés, et c’est le plus simple à lever. Une agence de gestion locative (5 à 10 % des loyers) prend en charge la recherche de locataire, les encaissements, l’entretien et les sinistres. C’est un coût déductible au réel, largement justifié pour piloter de loin.
- Travaux. Faites établir plusieurs devis, exigez un compte rendu photo à chaque étape et ne soldez la facture qu’après une visite de réception par un tiers.
- Gestion. Une agence pour la location longue durée ; une conciergerie (15 à 25 % des revenus) uniquement pour la location saisonnière, dans les zones adaptées. Notre comparatif de la gestion locative en ligne détaille les niveaux de service.
- Assurance. Une assurance propriétaire non occupant est indispensable dès la remise des clés.
- Déclarations. Vos loyers se déclarent chaque année auprès du Service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), à Noisy-le-Grand, qui attribue votre numéro fiscal la première année. En meublé, l’activité doit être enregistrée sur le guichet unique de l’INPI dans les quinze jours du début de la location.
Une étape vous bloque ? Indiquez laquelle : nous orientons votre demande vers le bon interlocuteur.
Étudier mon projet depuis l’étrangerChecklist et synthèse fiscale
Avant de signer, neuf points doivent être réglés, et deux choix déterminent toute votre fiscalité : louer nu ou meublé, et savoir si vous êtes affilié à la sécurité sociale d’un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni. Le reste en découle.
La checklist de l’investisseur à distance
- Convention fiscale entre la France et mon pays de résidence identifiée.
- Régime de sécurité sociale connu : il fixe le taux de mes prélèvements sociaux.
- Compte bancaire français ouvert.
- Accord de principe d’une banque ou d’un courtier obtenu avant de chercher.
- Location nue ou meublée choisie, avec son régime d’imposition.
- Contre-visite sur place réalisée par un tiers.
- Procuration notariée préparée avec l’étude.
- Gestionnaire et assurance retenus avant la remise des clés.
- Durée de détention et fiscalité de revente intégrées au calcul.
La synthèse fiscale en un tableau
| Point | Location nue | Location meublée (LMNP) |
|---|---|---|
| Catégorie de revenus | Revenus fonciers | Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) |
| Régime simplifié | Micro-foncier : abattement de 30 %, jusqu’à 15 000 € de loyers | Micro-BIC : abattement de 50 %, jusqu’à 83 600 € de recettes en 2026 |
| Régime réel | Charges réelles déduites : intérêts, travaux, assurance, gestion | Charges réelles déduites, plus amortissement du bien et du mobilier |
| Impôt du non-résident | Taux minimum de 20 %, puis 30 % | Taux minimum de 20 %, puis 30 % |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % | 18,6 % |
| Affilié EEE, Suisse, Royaume-Uni | 7,5 % | 7,5 % |
| Formalité propre | Déclaration annexe des revenus fonciers au réel | Numéro SIRET à demander dans les quinze jours |
| À la revente | 19 % plus prélèvements sociaux, avec abattements pour durée de détention | Idem, avec réintégration des amortissements déduits pour toute vente depuis le 15 février 2025 |
Ce qui tient à votre statut, quel que soit le type de location
Un non-résident paie l’impôt en deux étages qu’il ne faut pas confondre : l’impôt sur le revenu, à un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € puis 30 % au-delà (article 197 A du CGI, seuil des revenus 2025) ; et les prélèvements sociaux, ramenés à 7,5 % pour les affiliés à la sécurité sociale de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni.
Le taux minimum et l’option pour le taux moyen
Vos loyers de source française sont imposés en France, quel que soit votre pays de résidence. Le taux plancher de 20 % s’applique dès le premier euro : par défaut, vous ne profitez pas de la tranche à 0 % du barème dont bénéficie un résident. Vous pouvez demander l’application de votre taux moyen, calculé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux : s’il est inférieur à 20 %, il remplace le taux minimum. L’option est surtout gagnante pour des revenus mondiaux modestes.
Les prélèvements sociaux selon votre affiliation
C’est le poste que beaucoup oublient, et il peut peser autant que l’impôt. Les personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni sont exonérées de CSG et de CRDS et ne paient que le prélèvement de solidarité de 7,5 %. Les autres, affiliées aux États-Unis, aux Émirats ou en Asie par exemple, restent au taux plein.
Ce que garde le fisc sur 100 € de loyer net, en location nue
Illustration sur 100 € de revenu foncier net imposable, hors option pour le taux moyen. En location meublée, le taux plein des prélèvements sociaux est de 18,6 %, soit 38,60 € au total. Sources : article 197 A du CGI et impots.gouv.fr, octobre 2026.
La double imposition, en pratique
La France a signé des conventions fiscales avec plus de 120 pays. Le bien étant situé en France, il y est imposé en priorité. Votre pays de résidence neutralise ensuite la double imposition, soit en exonérant le revenu français tout en le retenant pour fixer votre taux, soit en vous accordant un crédit d’impôt. Vérifiez la convention applicable avant d’acheter.
Location nue : les revenus fonciers
Un logement loué vide relève des revenus fonciers. Deux régimes : le micro-foncier, avec un abattement forfaitaire de 30 % si les loyers ne dépassent pas 15 000 € par an, et le régime réel, qui déduit les charges effectives. Les prélèvements sociaux sont de 17,2 %, ou de 7,5 % pour les affiliés de l’EEE, de la Suisse et du Royaume-Uni.
| Régime | Condition | Base imposable | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Micro-foncier | Loyers bruts inférieurs à 15 000 € par an | Loyers moins un abattement forfaitaire de 30 % | Bien sans crédit ni gros travaux |
| Régime réel | Sur option, ou au-delà de 15 000 € | Loyers moins les charges réelles (intérêts, travaux, assurance, gestion) | Bien financé à crédit |
Pour un expatrié qui a emprunté, le régime réel l’emporte presque toujours : dès que les charges dépassent 30 % des loyers, il devient plus avantageux que l’abattement. La taxe foncière est déductible au réel, pas la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui est récupérable sur le locataire. Pour aller plus loin : notre guide du micro-foncier et celui du déficit foncier.
Location meublée : les BIC et le statut LMNP
Un logement loué meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux, sous le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), ouvert aux non-résidents. Au régime réel, l’amortissement ramène souvent l’impôt sur les loyers proche de zéro pendant une dizaine d’années. Les prélèvements sociaux sont de 18,6 %, ou de 7,5 % pour les affiliés de l’EEE, de la Suisse et du Royaume-Uni.
Deux régimes là aussi : le micro-BIC (abattement de 50 % jusqu’à 77 700 € de recettes pour les revenus 2025, 83 600 € pour 2026) et le régime réel, qui permet de déduire les charges et surtout d’amortir le bien. Les prélèvements sociaux ne portent que sur un résultat positif : tant que l’amortissement le neutralise, ils restent nuls.
Le LMNP n’est plus un impôt nul garanti
Depuis le 15 février 2025 (loi de finances pour 2025, article 84), les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente : l’avantage se paie en partie à la sortie. Les résidences services gérées, étudiantes ou seniors, échappent à cette réintégration. La durée de détention devient un paramètre stratégique, que détaille notre guide de la plus-value en LMNP.
Le meublé de tourisme est devenu un piège à distance
La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a réduit les avantages des meublés de tourisme non classés : abattement micro-BIC ramené à 30 % et plafond à 15 000 €. Ajouté à une gestion quotidienne difficile depuis l’étranger, c’est rarement le bon choix pour un expatrié.
Pour arbitrer entre les deux modes de location, voyez notre comparatif LMNP ou location nue. Au régime réel, faites tenir votre comptabilité par un cabinet habitué aux non-résidents : notre guide de la comptabilité LMNP explique ce qu’il faut en attendre.
Revente : la plus-value du non-résident
Un bien situé en France est imposé en France à la revente, quel que soit le pays de résidence du vendeur. La plus-value supporte un prélèvement de 19 % (article 244 bis A du CGI) plus les prélèvements sociaux, avec des abattements pour durée de détention. Un représentant fiscal accrédité est obligatoire si le vendeur réside hors UE et EEE et que le prix dépasse 150 000 €.
Les abattements pour durée de détention réduisent progressivement l’imposition, jusqu’à l’exonération d’impôt à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. Les ressortissants de l’UE ou de l’EEE qui ont été résidents fiscaux français peuvent en outre bénéficier, sous conditions, d’une exonération spécifique plafonnée à 150 000 € de plus-value nette.
Les cinq erreurs à éviter
- Acheter sans contre-visite sur place. Les photos et la visite virtuelle ne suffisent pas.
- Oublier les prélèvements sociaux. Aux 20 % d’impôt s’ajoutent 7,5 % à 18,6 % : intégrez-les dès la simulation.
- Croire que le LMNP est un impôt nul définitif. Les amortissements sont réintégrés à la revente depuis février 2025.
- Négliger la gestion locale. Fuite, impayé, assemblée de copropriété : budgétez une agence dès le départ.
- Ignorer le représentant fiscal. Hors UE et EEE, au-dessus de 150 000 € de prix de vente, il est obligatoire : anticipez son coût.
Faire cadrer votre projet depuis l’étranger
Financement non-résident, choix du régime fiscal, achat par procuration, gestion à distance : décrivez votre situation, nous transmettons au bon partenaire.
Étudier mon projet depuis l’étrangerLexique
- Non-résident fiscal
- Personne dont le domicile fiscal est hors de France au sens de l’article 4 B du CGI, imposée en France sur ses seuls revenus de source française.
- Taux minimum
- Taux plancher d’imposition des revenus français d’un non-résident : 20 % jusqu’à 29 579 € puis 30 % au-delà (article 197 A du CGI, revenus 2025).
- Taux moyen
- Option permettant d’être imposé au taux résultant du barème appliqué aux revenus mondiaux, s’il est inférieur au taux minimum. À demander dans la déclaration.
- Prélèvements sociaux
- Contribution sur les revenus du patrimoine : 17,2 % en location nue, 18,6 % en location meublée, réduite à 7,5 % pour les non-résidents affiliés à la sécurité sociale de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni.
- LMNP
- Loueur en meublé non professionnel. Statut relevant des BIC, ouvert aux non-résidents, permettant d’amortir le bien au régime réel.
- Procuration notariée à distance
- Procuration authentique établie par un notaire français en visioconférence, avec signature électronique, sans présence physique du signataire.
- Représentant fiscal accrédité
- Mandataire obligatoire pour un vendeur résidant hors UE et EEE dont le prix de cession dépasse 150 000 €, garant du calcul de la plus-value.
Questions fréquentes des expatriés
Un ressortissant hors UE peut-il acheter en France ?
Oui. Aucune loi française n’interdit l’achat immobilier à un ressortissant hors Union européenne, et aucun titre de séjour n’est exigé pour acheter. Les conditions administratives sont les mêmes, mais la banque peut demander des garanties supplémentaires pour accorder un financement.
À quel taux mes loyers français sont-ils imposés ?
À un taux minimum de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable, puis 30 % au-delà (article 197 A du CGI, revenus 2025). S’ajoutent les prélèvements sociaux : 17,2 % en location nue et 18,6 % en location meublée, ramenés à 7,5 % pour les personnes affiliées à la sécurité sociale d’un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni.
Location nue ou meublée : quelle différence fiscale pour un non-résident ?
La location nue relève des revenus fonciers, avec le micro-foncier (abattement de 30 % jusqu’à 15 000 € de loyers) ou le régime réel. La location meublée relève des BIC, avec le micro-BIC (abattement de 50 %) ou le régime réel, qui permet d’amortir le bien. Le taux minimum de 20 % s’applique dans les deux cas ; les prélèvements sociaux sont de 17,2 % en nu et de 18,6 % en meublé.
Puis-je obtenir un prêt sans résider en France ?
Oui, mais avec des conditions renforcées : apport souvent de 20 à 30 %, revenus étrangers justifiés et convertis, garantie hypothécaire fréquente. Le taux d’endettement reste plafonné à 35 %. Un courtier spécialisé dans les non-résidents cible les banques qui financent votre pays de résidence.
Dois-je payer l’impôt en France et dans mon pays ?
Le bien étant en France, il y est imposé en priorité. La convention fiscale entre la France et votre pays neutralise la double imposition, soit par exonération avec taux effectif, soit par un crédit d’impôt. Vous ne payez donc pas deux fois, mais devez souvent déclarer dans les deux pays.
Le LMNP est-il toujours intéressant pour un expatrié ?
Oui, il reste ouvert aux non-résidents et l’amortissement allège l’impôt sur les loyers plusieurs années. Mais depuis le 15 février 2025, les amortissements sont réintégrés dans la plus-value de revente, et les prélèvements sociaux sur le meublé sont passés à 18,6 %. L’avantage se paie en partie à la sortie : la durée de détention devient décisive.
Comment signer l’achat depuis l’étranger ?
Par procuration. Le notaire français peut établir une procuration authentique à distance : vous comparaissez en visioconférence et signez électroniquement, sans vous déplacer. Il signe ensuite l’acte de vente en votre nom. L’ensemble de l’opération peut se faire sans venir en France.
Qui peut m’accompagner pour investir depuis l’étranger ?
Quatre types de professionnels, selon l’étape : un courtier spécialisé non-résidents pour le prêt, un chasseur ou une société clé en main pour la recherche et les visites, un notaire pour la procuration, un gestionnaire locatif pour l’exploitation. Investissement Locatif Avis étudie votre projet et transmet votre demande au partenaire approprié selon votre pays de résidence, votre budget et votre besoin.
Nos autres ressources
Sources
- 1. Code général des impôts, article 197 A (taux minimum d’imposition des non-résidents). Légifrance
- 2. impots.gouv.fr, Qu’est-ce que le taux moyen (seuil de 29 579 € pour les revenus 2025), page modifiée le 1er avril 2026. impots.gouv.fr
- 3. impots.gouv.fr, Je donne un bien en location, dois-je payer des prélèvements sociaux (17,2 % en location nue, 18,6 % en meublé, 7,5 % pour les affiliés de l’EEE, de la Suisse et du Royaume-Uni), page mise à jour le 17 juillet 2026. impots.gouv.fr
- 4. impots.gouv.fr, Je suis non-résident, je perçois des revenus immobiliers : revenus fonciers ou revenus commerciaux. impots.gouv.fr
- 5. economie.gouv.fr, Impôt : quelles règles pour les résidents à l’étranger. economie.gouv.fr
- 6. Code général des impôts, article 244 bis A (prélèvement sur les plus-values immobilières des non-résidents). Légifrance
- 7. BOFiP, BOI-RFPI-PVINR-20-20 (taux du prélèvement sur les plus-values immobilières des non-résidents). bofip.impots.gouv.fr
- 8. Notaires de France, La procuration notariée à distance (décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020). notaires.fr
- 9. Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, article 84 (réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value), applicable aux cessions depuis le 15 février 2025.
Cet article est informatif et à jour de la réglementation connue au 6 octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil fiscal individualisé : les taux, seuils et conventions varient et évoluent. Faites valider votre situation par un comptable ou un avocat fiscaliste spécialisé en fiscalité des non-résidents. Investissement Locatif Avis peut être rémunérée par les partenaires auxquels elle transmet les demandes ; cette rémunération ne modifie pas le contenu de ce guide.
