Assurance loyers impayés : notre classement 2026
Sept offres du marché notées sur sept critères pondérés, avec les tarifs relevés, les franchises réelles et les profils acceptés. Plus deux corrections que presque aucun comparatif n’a intégrées : la réforme Visale du 6 janvier 2026, et le fait que la garantie dégradations ne rembourse jamais le montant affiché.
Sommaire
- Le classement 2026
- Le tableau comparatif
- Comment nous avons noté
- Laquelle choisir selon votre cas
- Visale : ce qui a changé en 2026
- Le piège des dégradations
- Franchise ou carence
- Quand 70 000 € ne suffisent pas
- Conditions d’éligibilité
- Colocation et cas particuliers
- Fiscalité et coût réel
- Déclarer un impayé
- Erreurs à éviter
- Lexique
- FAQ
Notre classement 2026 place Cautioneo en tête (8,2/10) pour son rapport tarif-souplesse, devant Mila (8,1/10) qui offre la meilleure couverture, et Insured (7,6/10) pour la rapidité d’indemnisation. Le tarif se situe entre 2,5 % et 4,5 % du loyer charges comprises, intégralement déductible au régime réel. Mais commencez toujours par tester l’éligibilité de votre locataire à Visale : elle est gratuite, et ses plafonds ont été relevés le 6 janvier 2026 jusqu’à 1 940 € charges comprises en Île-de-France.
Les 7 assurances loyers impayés classées
Notes sur 10, calculées sur sept critères pondérés dont le détail figure plus bas. Le critère le plus lourd n’est pas le prix mais la souplesse d’éligibilité : une GLI à 2,5 % qui refuse votre locataire ne vaut rien. Le second est la qualité réelle de la couverture, franchises et vétusté comprises.
Le meilleur compromis du marché en 2026. Tarif parmi les plus bas des acteurs disposant d’une offre GLI structurée, souscription en ligne sans passer par une agence, et surtout des critères d’éligibilité plus souples que ceux des assureurs traditionnels : là où AXA ou Allianz s’arrêtent à 33 % de taux d’effort, les néo-assureurs acceptent couramment 35 %, parfois davantage. L’adossement à un groupe établi est un vrai point de réassurance sur un marché qui a vu plusieurs acteurs disparaître ou être absorbés depuis 2023.
Le bémol : l’offre GLI côté bailleur reste plus récente que l’activité de caution du groupe, avec moins de retours d’expérience documentés sur la gestion des sinistres et le recouvrement. C’est ce qui l’empêche de dépasser 8,5.
La meilleure couverture du classement, pour un tarif à peine supérieur au premier. C’est l’offre à retenir si votre priorité est le niveau de garantie plutôt que le prix : plafonds élevés, dégradations et protection juridique bien dotées. À noter que le contrat Mila est le même que celui distribué par certains courtiers sous leur propre marque, ce qui explique que vous puissiez le retrouver à des conditions identiques sous plusieurs noms.
Le bémol : l’historique mouvementé de la marque. Unkle a été absorbé par Luko début 2023, lui-même passé par une procédure collective fin 2023. Le contrat et l’assureur porteur sont ce qui compte juridiquement, pas la marque commerciale, mais vérifiez bien qui est l’assureur au dos de vos conditions particulières.
Le choix de la rapidité. Insured fait partie des acteurs qui indemnisent dès la première échéance impayée, là où les contrats historiques attendent la troisième. Sur un loyer de 1 200 €, cet écart représente deux mois et demi de trésorerie, soit environ 3 000 € que vous avancez ou non. Interface de déclaration en ligne, ce qui n’est pas systématique chez les courtiers traditionnels.
Le bémol : tarif un cran au-dessus des deux premiers, et une couverture dégradations plus classique. Le rapport prix-garanties est correct sans être le meilleur du marché.
L’option à privilégier pour les dossiers difficiles. En tant que courtier proposant plusieurs contrats, Jelouebien couvre des configurations que les assureurs en direct refusent : colocations non solidaires, baux individuels, profils atypiques. C’est la meilleure note du classement sur les cas particuliers, et c’est souvent la seule porte d’entrée quand un dossier ne passe nulle part ailleurs.
Le bémol : passer par un courtier ajoute un intermédiaire, et le tarif s’en ressent. Sur un dossier standard qui passe partout, vous paierez plus cher qu’en souscrivant en direct.
Acteur ancien et bien identifié du marché, ce qui rassure une partie des bailleurs. Les garanties sont correctes et le contrat éprouvé. Précision utile relevée par les professionnels du secteur : le contrat distribué par Solly Azar est le même que celui de la MAIF, ce qui signifie que comparer les deux revient souvent à comparer deux distributions du même produit.
Le bémol : critères d’éligibilité plus stricts que les néo-assureurs, tarification moins compétitive, et souscription qui passe généralement par un intermédiaire plutôt qu’en ligne.
L’un des rares assureurs à proposer la GLI en direct, sans passer par un courtier, ce qui séduit les sociétaires. La qualité de service de la mutuelle est un argument réel pour ceux qui y sont déjà assurés.
Le bémol, et il est lourd : depuis la refonte du contrat fin 2023, les tarifs s’échelonnent de 2,5 % à 7 % selon le profil du candidat, et ils ne sont dévoilés qu’au moment de la soumission du dossier. Impossible donc de comparer avant de s’engager dans la démarche. Cette opacité tarifaire lui coûte la quasi-totalité de sa note sur ce critère, et c’est ce qui la fait descendre en sixième position malgré des garanties honorables.
Contrat solide sur le fond, mais dernier du classement pour une raison purement pratique : il n’est pas possible de souscrire la GLI en ligne. Il faut d’abord devenir sociétaire en souscrivant par téléphone un autre contrat, auto ou propriétaire non occupant, avant de pouvoir accéder à la garantie loyers impayés.
Pour qui malgré tout : si vous êtes déjà sociétaire MACIF et satisfait, le contrat se défend. Pour un bailleur qui découvre le marché et veut comparer, le parcours de souscription est un obstacle disproportionné.
Hors classement : les deux solutions qui ne sont pas des GLI
Impossible à noter sur la même grille qu’une assurance payante, mais c’est par elle qu’il faut commencer. Si votre locataire est éligible et que le loyer respecte les plafonds, vous obtenez une couverture réelle pour zéro euro. La réforme du 6 janvier 2026 a relevé les plafonds et élargi l’accès, mais elle a aussi recentré la garantie sur les trois premières années du bail. Détail complet en section dédiée.
Ce n’est pas une GLI. C’est une caution souscrite et payée par le locataire, qui remplace un garant physique. Pour vous, le coût est nul et l’acceptation des profils atypiques est bien meilleure. Mais la logique diffère : c’est le locataire qui est cautionné, pas votre loyer qui est assuré par votre propre contrat, et vous ne maîtrisez ni le contrat ni sa continuité. Beaucoup de comparatifs classent GarantMe parmi les GLI, c’est une erreur de catégorie.
Quatre acteurs que vous verrez encore cités et qu’il faut oublier
Le marché s’est fortement recomposé depuis 2023, et beaucoup de comparatifs n’ont pas été mis à jour. Interassurances ne propose plus de GLI aux particuliers depuis mars 2023, Insor depuis août 2023 : les deux appartiennent au même groupe que Cautioneo, vers lequel les dossiers sont réorientés. Unkle a été absorbé par Luko début 2023 et son contrat vit désormais sous le nom Mila. Si un comparatif vous propose encore de souscrire chez l’un de ces trois, il n’a pas été mis à jour depuis au moins deux ans.
Le tableau comparatif complet
| Offre | Note | Tarif repère | Souscription | Point fort | Point faible |
|---|---|---|---|---|---|
| Cautioneo | 8,2 | ~2,75 % | En ligne | Meilleur rapport tarif-souplesse | Offre GLI récente, peu de recul sinistres |
| Mila | 8,1 | ~2,8 % | En ligne | Meilleure couverture du classement | Historique de marque mouvementé |
| Insured (Seyna) | 7,6 | Milieu de marché | En ligne | Indemnisation dès le 1er mois | Dégradations plus classiques |
| Jelouebien | 7,4 | Milieu de marché | Courtier | Accepte colocations non solidaires | Plus cher sur dossier standard |
| Solly Azar | 6,3 | Haut de marché | Intermédiaire | Acteur historique, contrat éprouvé | Critères stricts, même contrat que MAIF |
| MAIF | 6,1 | 2,5 à 7 % | Direct | Souscription sans courtier | Tarif inconnu avant soumission du dossier |
| MACIF | 5,9 | Non communiqué | Sociétaire requis | Contrat solide sur le fond | Souscription en ligne impossible |
| Visale | Hors grille | Gratuit | Locataire, avant le bail | Zéro coût, couverture réelle | Plafonds et éligibilité stricts |
| GarantMe (caution) | Autre famille | Payé par le locataire | Locataire | Profils atypiques acceptés | Vous ne maîtrisez pas le contrat |
Pourquoi aucun comparatif ne peut vous donner un prix ferme
La tarification GLI dépend du dossier : loyer, département, type de bail, statut du locataire, options retenues. Les taux affichés ici et ailleurs sont des points d’entrée sur un profil standard. Deux conséquences pratiques. D’abord, ne choisissez jamais sur le seul taux d’appel : demandez un devis sur votre dossier réel. Ensuite, méfiez-vous des comparatifs qui affichent un prix en euros au centime près sans préciser le profil retenu.
Comment nous avons noté
Sept critères notés sur 10 puis pondérés. Le prix ne pèse que 20 % : une assurance moins chère qui refuse votre locataire, ou qui applique une franchise sur la première échéance, coûte plus cher qu’un contrat à 3 % qui fonctionne. Les deux critères les plus lourds sont la souplesse d’éligibilité et la qualité réelle de la couverture.
| Critère | Poids | Ce qu’il mesure |
|---|---|---|
| Souplesse d’éligibilité | 25 % | Taux d’effort accepté, statuts admis, tolérance sur les revenus annexes. Le critère décisif : une GLI qui refuse votre dossier a une valeur nulle. |
| Qualité de la couverture | 25 % | Plafond global, durée d’indemnisation, dégradations, prise en charge du départ à la cloche de bois. |
| Tarif | 20 % | Taux appliqué sur un profil standard, rapporté au niveau de garantie obtenu. |
| Rapidité d’indemnisation | 15 % | Indemnisation dès la première échéance impayée ou à partir de la troisième. Écart de trésorerie considérable. |
| Cas particuliers | 10 % | Colocations non solidaires, baux individuels, locataire en place, logements en Corse et outre-mer. |
| Transparence tarifaire | 5 % | Prix connu avant de constituer le dossier, ou non. |
| Total | 100 % | La note est la somme des produits note × poids. |
Un critère mérite un mot de plus, car il ne figure dans aucun autre comparatif : la validation du dossier locataire au moment de la souscription. Les contrats sérieux vérifient les pièces à l’entrée. Ceux qui ne le font pas vous laissent découvrir au moment du sinistre que votre dossier n’était pas conforme, ce qui déclenche une déchéance de garantie. Toutes les offres classées ici pratiquent la vérification à la souscription ; c’était un prérequis pour figurer dans le classement.
Laquelle choisir selon votre situation
Le premier du classement n’est pas le bon choix pour tout le monde. Testez d’abord Visale, gratuite. Si le dossier ne passe pas, le bon contrat dépend de trois choses : le profil du locataire, le type de bail et le niveau de loyer.
| Votre situation | Notre recommandation | Pourquoi |
|---|---|---|
| Locataire éligible Visale, loyer sous plafond | Visale | Gratuite. Aucune raison de payer une GLI si le dossier passe. Le visa doit être obtenu avant la signature du bail. |
| CDI confirmé, loyer standard, dossier solide | Cautioneo | Meilleur tarif parmi les contrats souples, souscription immédiate en ligne |
| Loyer élevé, bien récemment rénové | Mila | Plafonds et garantie dégradations les plus élevés du classement |
| Trésorerie tendue, crédit à couvrir | Insured | Indemnisation dès la première échéance impayée plutôt que la troisième |
| Colocation non solidaire ou baux individuels | Jelouebien | L’un des rares à couvrir ces configurations, refusées par la majorité des contrats |
| Locataire CDD, indépendant, intérimaire | Caution privée payée par le locataire | Ces statuts sont refusés par la plupart des GLI. Gratuit pour vous. |
| Locataire déjà en place depuis plus de 6 mois | Cautioneo ou Jelouebien | Souscription possible sans critères de solvabilité, avec période probatoire |
L’opportunité méconnue du locataire en place
Contre-intuitivement, souscrire pour un locataire déjà installé est souvent plus facile que pour un entrant. Passé quelques mois d’occupation, la plupart des contrats n’appliquent plus de critères de solvabilité : c’est l’historique de paiement qui fait foi. C’est donc la porte de sortie pour couvrir a posteriori un dossier qui n’aurait jamais passé les exigences initiales. En contrepartie, une période probatoire d’environ trois mois s’applique, et le moindre impayé pendant cette période entraîne la résiliation du contrat sans indemnisation.
Visale : ce qui a changé le 6 janvier 2026
La réforme du 6 janvier 2026 a rebattu les cartes. Les plafonds de loyer passent à trois zones, jusqu’à 1 940 € charges comprises en Île-de-France contre 1 500 € auparavant. L’accès s’élargit aux salariés gagnant jusqu’à 1 710 € nets par mois. Mais la couverture est désormais recentrée sur les trois premières années du bail alors qu’elle était auparavant sans limite de durée. Presque tous les comparatifs en ligne affichent encore les anciens chiffres.
| Paramètre | Règle 2026 |
|---|---|
| Plafond de loyer, zone 1 (Île-de-France) | 1 940 € charges comprises |
| Plafond zone 2 (grandes agglomérations, Corse, outre-mer) | 1 575 € charges comprises |
| Plafond zone 3 (reste du territoire) | 1 365 € charges comprises |
| Forfaits étudiants et alternants | 1 000 / 840 / 680 € selon la zone |
| Taux d’effort maximum | 50 % des ressources |
| Salariés de plus de 30 ans | Revenus jusqu’à 1 710 € nets par mois, ou situation de mobilité professionnelle |
| Durée de couverture, parc privé | 36 mensualités, sur les 3 premières années du bail seulement |
| Durée de couverture, parc social | 9 mensualités |
| Dégradations | Jusqu’à 2 mois de loyer charges comprises |
| Colocation | 2 colocataires maximum |
Le changement le plus important, et le moins commenté
Avant la réforme, la garantie Visale couvrait 36 mensualités sans limite de durée sur la vie du bail. Depuis 2026, ces 36 mensualités ne sont mobilisables que pendant les trois premières années. Passé ce délai, une nouvelle demande doit être faite, et elle n’est accordée que si le locataire est toujours éligible, ce qui devient improbable quand il vieillit ou que ses revenus progressent.
Conséquence directe pour un investisseur en location longue durée : Visale est devenue une couverture de démarrage, plus une protection permanente. Si vous raisonnez sur un horizon de dix ans, prévoyez qu’il faudra basculer sur une GLI payante à l’échéance.
Le piège de calendrier
Visale est la seule garantie du marché qui ne peut pas être souscrite en cours de bail. Le locataire doit obtenir son visa sur visale.fr avant la signature, avec un délai de réponse de l’ordre de deux jours ouvrés. Si vous signez d’abord et y pensez ensuite, l’option est définitivement fermée pour ce bail. Toutes les autres garanties, elles, restent souscriptibles en cours de route.
Le détail des démarches et de l’éligibilité figure dans notre guide complet de la garantie Visale.
La garantie dégradations ne rembourse jamais le montant affiché
Les contrats annoncent 7 000 à 10 000 € de couverture. Ce montant est un plafond, pas une indemnité : le remboursement s’effectue déduction faite de la vétusté, avec des coefficients qui atteignent couramment 50 % sur un logement en état d’usage normal. Et les meubles ne sont quasiment jamais couverts, ce qui rend cette garantie peu pertinente en location meublée.
C’est l’omission la plus coûteuse des comparatifs, y compris de la version précédente de cette page. La vétusté est une décote appliquée annuellement à la valeur à neuf de chaque équipement, de l’ordre de 5 à 10 % par an. Sur une cuisine posée il y a huit ans, l’indemnisation peut être divisée par deux, quel que soit le montant réel des travaux que vous devrez engager.
Trois règles à retenir avant de payer l’option dégradations
Ne la prenez que sur un bien neuf ou rénové récemment, et à condition d’avoir conservé les factures de rénovation. C’est ce qui vous permettra de contester un coefficient de vétusté défavorable.
En location meublée, son intérêt est marginal. Les dégâts sur le mobilier ne sont pratiquement jamais pris en charge, alors que c’est précisément là que se concentrent les dégradations d’un logement meublé.
L’indemnisation suppose un dossier de preuves complet : état des lieux d’entrée détaillé, état des lieux de sortie, photos, devis. Sans état des lieux d’entrée précis, vous n’obtiendrez rien, quel que soit le plafond souscrit.
La protection juridique : ce qu’elle couvre vraiment
Autre confusion fréquente. La procédure d’expulsion pour impayés est toujours incluse dans la garantie de base de tous les contrats, sans option à payer : l’assureur mandate et rémunère huissier et avocat. L’option « protection juridique » que certains vous vendent en supplément couvre uniquement les contentieux hors impayés, par exemple un locataire qui refuse de partir après un congé tout en continuant à payer son loyer.
Avant de la souscrire, vérifiez votre contrat propriétaire non occupant : ce type de protection y est souvent déjà inclus.
Franchise ou carence : ce ne sont pas les mêmes choses
La majorité des contrats n’ont pas de franchise réelle : le dépôt de garantie que vous avez encaissé est simplement déduit de la dernière indemnité. Les contrats dits « avec franchise » ne vous indemnisent pas la première échéance impayée. La carence, ou période probatoire, est autre chose : elle ne s’applique qu’aux souscriptions avec un locataire déjà en place.
| Notion | Ce que c’est | Quand elle s’applique |
|---|---|---|
| Déduction du dépôt de garantie | Le montant du dépôt encaissé est retranché de la dernière indemnité versée | Systématique, sur tous les contrats, sauf si vous avez par ailleurs un impayé lié à une dégradation |
| Franchise | La première échéance impayée n’est pas indemnisée : l’assureur ne rembourse qu’à partir de la deuxième | Uniquement sur les contrats à taux réduit qui la prévoient expressément |
| Carence ou période probatoire | Période de début de contrat sans couverture, environ 3 mois. Un impayé pendant cette période entraîne la résiliation sans indemnisation | Uniquement pour une souscription avec locataire déjà en place |
Le bon arbitrage entre taux et franchise
Un contrat à 2,5 % avec franchise sur la première échéance vous fait économiser environ 50 € par an sur un loyer de 800 €. En cas de sinistre, il vous coûte 800 € non indemnisés. La franchise devient donc rentable seulement si vous estimez avoir moins d’une chance sur seize de connaître un impayé sur la durée du bail. Sur un dossier solide c’est jouable, sur un dossier limite c’est un mauvais calcul.
Deux idées fausses à écarter
L’impayé partiel est couvert. Beaucoup de bailleurs pensent qu’un locataire payant la moitié de son loyer ne déclenche rien. C’est faux : tous les contrats du marché indemnisent dès le premier euro manquant, sous réserve de la franchise éventuelle. L’assureur peut en revanche décider de ne pas lancer de procédure d’expulsion tant que la dette reste faible.
Le départ à la cloche de bois est couvert. Si le locataire quitte le logement sans prévenir et cesse de payer, vous ne pouvez légalement pas reprendre les lieux sans procédure. La plupart des contrats vous indemnisent pendant cette période.
Quand un plafond de 70 000 € ne suffit pas
Une procédure complète, du commandement de payer par huissier jusqu’à l’expulsion avec le concours de la force publique, dure aujourd’hui deux à trois ans. Le bon test est simple : multipliez votre loyer mensuel par 36 et comparez au plafond du contrat. En dessous de 1 900 € de loyer, tous les contrats du marché suffisent. Au-delà, le choix du plafond devient déterminant.
| Loyer mensuel CC | Impayés sur 3 ans | Couvert par un plafond de 70 000 € |
|---|---|---|
| 700 € | 25 200 € | Largement |
| 1 200 € | 43 200 € | Oui |
| 1 900 € | 68 400 € | Tout juste |
| 2 500 € | 90 000 € | Non, viser 90 000 € minimum |
| 4 000 € | 144 000 € | Non, aucun contrat standard ne suffit |
La lecture pratique est nette. Sur un studio ou un deux-pièces en province, le plafond n’est pas un critère de choix : concentrez-vous sur l’éligibilité et la rapidité d’indemnisation. Sur un grand appartement parisien ou une maison à haut loyer, il devient le premier critère, et il faut alors accepter de payer plus cher pour un contrat à plafond élevé, voire envisager une couverture spécifique.
Précision sur la durée d’indemnisation, souvent confondue avec le plafond. Certains contrats limitent le nombre de mensualités indemnisées, d’autres le montant global, d’autres les deux. Vérifiez les deux paramètres : un plafond de 90 000 € assorti d’une limite de 24 mensualités s’arrête à 24 mois, quel que soit le montant restant.
Les conditions que le locataire doit remplir
Le standard 2026 : un taux d’effort de 33 % chez les assureurs traditionnels, jusqu’à 35 voire 38 % chez les néo-assureurs, soit des revenus d’environ trois fois le loyer charges comprises. Le statut compte autant que le montant : les contrats distinguent les statuts stables des statuts précaires, et cette classification détermine l’accès plus sûrement que le niveau de revenu.
Statuts stables et statuts précaires
| Statuts habituellement acceptés | Statuts habituellement refusés ou soumis à conditions |
|---|---|
| CDI hors période d’essai Fonctionnaire titulaire Indépendant avec au moins 2 ans d’ancienneté Retraité |
CDI en période d’essai Fonctionnaire stagiaire Indépendant de moins de 2 ans Intérimaire Intermittent Sans emploi |
Cette frontière s’est assouplie depuis l’arrivée de Visale et des nouveaux contrats. Un statut précaire n’est plus une impasse automatique : il oriente vers Visale, vers un courtier multi-contrats, ou vers une caution privée payée par le locataire.
Quels revenus sont réellement pris en compte
- Salariés : revenus nets avant impôt, hors primes et heures supplémentaires non garanties. Une part variable importante n’est donc pas comptée.
- Non-salariés : revenus imposables du dernier avis d’imposition, et non le chiffre d’affaires.
- Revenus complémentaires : allocations logement, allocations familiales, revenus fonciers et allocation adulte handicapé sont retenus par certains contrats, souvent avec une décote.
- Généralement exclus : RSA, allocations chômage, primes exceptionnelles. Une dérogation reste possible au cas par cas auprès d’un courtier.
Le cumul GLI et garant physique reste interdit
L’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit de cumuler une assurance loyers impayés avec un cautionnement, sous peine de nullité de la caution. Seule exception : les locataires étudiants ou apprentis. Cette règle a un effet pervers connu : elle empêche un dossier fragile de passer les critères grâce à l’appui d’un garant. C’est précisément la brèche que Visale et les contrats souples viennent combler.
Colocation, transfrontaliers, Corse : les cas qui bloquent
Quatre configurations font échouer une souscription alors que le dossier semblait bon. La colocation sans clause de solidarité, le départ d’un colocataire en cours de bail, la localisation en Corse ou outre-mer, et certains statuts de locataires étrangers. Vérifiez-les avant de comparer les taux.
- Colocation. La plupart des contrats ne couvrent que les colocations à bail unique avec clause de solidarité. Les colocations non solidaires et les baux individuels ne sont acceptés que par une minorité d’offres, ce qui justifie de passer par un courtier multi-contrats.
- Départ d’un colocataire. C’est le point le plus négligé. En bail unique, un colocataire peut partir sans mettre fin au bail, et sa solidarité s’éteint au bout de six mois. Certaines assurances continuent alors de vous couvrir, d’autres résilient le contrat et exigent un dossier complet reconstitué. Sur une colocation, c’est un critère de choix majeur.
- Corse et outre-mer. Certains contrats excluent les logements corses, d’autres les départements d’outre-mer. À vérifier avant tout devis si votre bien s’y trouve.
- Transfrontaliers. La plupart des contrats les acceptent dès lors qu’ils disposent d’un avis d’imposition et d’un compte bancaire en France. En revanche les diplomates et assimilés, personnels d’organisations internationales notamment, sont refusés par la majorité des assureurs.
- Types de biens exclus. Aucune GLI, Visale comprise, ne couvre les bureaux, les locaux commerciaux, les logements de fonction ni la location saisonnière. Seuls les baux d’habitation, vides ou meublés, avec des locataires personnes physiques, sont assurables.
Fiscalité : votre coût réel après déduction
La prime GLI est intégralement déductible au régime réel, en location nue comme en LMNP. Pour un bailleur imposé à 30 %, le coût réel est presque divisé par deux. Au micro-foncier et au micro-BIC, elle n’apporte aucune déduction supplémentaire : l’abattement forfaitaire est réputé la couvrir.
| Régime fiscal | Prime déductible | À savoir |
|---|---|---|
| Location nue, régime réel | Oui, à 100 % | Charge déductible des revenus fonciers |
| LMNP, régime réel BIC | Oui, à 100 % | Charge déductible du résultat BIC |
| Micro-foncier | Non | Couverte par l’abattement forfaitaire |
| Micro-BIC | Non | Couverte par l’abattement forfaitaire |
| SCI à l’IR | Oui | Déductible du résultat de la SCI |
Simulateur de coût réel
Hypothèse : déduction au régime réel, économie estimée à TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux. Au micro-foncier ou micro-BIC, la prime n’ouvre aucune déduction supplémentaire. Simulation indicative, à valider avec votre comptable.
Le détail que presque personne ne mentionne
Les indemnités que vous percevez de l’assureur en cas d’impayé sont imposables comme des recettes locatives l’année de leur perception. Et si le locataire vous rembourse ensuite et que vous reversez à l’assureur, cette rétrocession est déductible. La GLI ne crée donc pas de trou fiscal, elle décale la matière imposable.
Ce point s’ajoute aux autres charges dans l’arbitrage entre micro et réel. Faites le calcul global avec notre calculateur de rentabilité.
Déclarer un impayé : la procédure à respecter
Relance par courrier simple quelques jours après le premier impayé, mise en demeure par lettre recommandée à la deuxième échéance, puis déclaration immédiate à l’assureur avec l’intégralité du dossier. Les contrats historiques indemnisent après trois échéances impayées, les nouveaux acteurs dès la première, avec un versement environ un mois après.
Étapes types d’un sinistre. Les délais exacts varient selon les contrats : vérifiez vos conditions générales. Un espace de déclaration en ligne n’est pas proposé par tous les courtiers.
L’erreur qui annule tout : l’arrangement à l’amiable non déclaré
Accepter un paiement partiel ou un échelonnement avec votre locataire sans en informer l’assureur peut lui permettre de refuser le sinistre, au motif que vous avez rompu la procédure. Tout arrangement doit être validé par l’assureur une fois le premier impayé constaté.
Les erreurs qui coûtent cher
Choisir sur le taux d’appel
Un contrat à 2,5 % avec franchise sur la première échéance et un plafond de dégradations faible peut coûter beaucoup plus cher, en cas de sinistre, qu’un contrat à 3 % complet. Le trio taux, franchise, plafond est le seul comparatif honnête.
Payer l’option dégradations sur un bien ancien ou meublé
La vétusté ampute couramment l’indemnité de moitié sur un logement en état d’usage, et les meubles ne sont pratiquement jamais couverts. Cette option ne se justifie que sur un bien neuf ou rénové récemment, factures à l’appui.
Payer une protection juridique déjà incluse ailleurs
La procédure d’expulsion pour impayés est comprise dans la garantie de base de tous les contrats. L’option protection juridique ne couvre que les contentieux hors impayés, et elle figure souvent déjà dans votre contrat propriétaire non occupant.
Rater la fenêtre Visale
Visale est la seule garantie qui ne peut pas être souscrite en cours de bail. Le visa doit être obtenu avant la signature. Y penser après, c’est renoncer à une couverture gratuite pour toute la durée du bail.
Cumuler GLI et garant hors cas étudiant
Le cumul est interdit par l’article 22-1 de la loi de 1989, sauf locataire étudiant ou apprenti, sous peine de nullité de la caution. Vous croyez avoir deux protections, vous n’en avez qu’une.
Rester au micro en payant une GLI
Au micro-foncier ou micro-BIC, la prime n’ouvre aucune déduction supplémentaire. Si vos charges réelles, GLI comprise, dépassent l’abattement forfaitaire, le régime réel vous rembourse une partie de votre assurance via l’impôt.
Vous hésitez entre GLI, Visale et caution pour votre bien ?
Certains liens de nos guides sont partenaires. ILA perçoit une commission ; elle ne modifie ni les analyses ni les classements.
Lexique de la garantie loyers impayés
- GLI
- Garantie loyers impayés. Assurance souscrite et payée par le bailleur, couvrant les loyers impayés, les frais de contentieux et souvent les dégradations locatives.
- Caution privée
- Service payant par lequel une société se porte garant du locataire à la place d’une personne physique. Souscrite et payée par le locataire, coût nul pour le bailleur.
- Visale
- Caution publique et gratuite d’Action Logement. Depuis la réforme du 6 janvier 2026 : plafonds zonés de 1 365 à 1 940 € charges comprises, taux d’effort maximum de 50 %, couverture de 36 mensualités limitée aux trois premières années du bail.
- Taux d’effort
- Part du revenu net du locataire consacrée au loyer charges comprises. Les assureurs GLI exigent 33 % chez les acteurs traditionnels, jusqu’à 35 ou 38 % chez les néo-assureurs. Visale tolère 50 %.
- Franchise
- Première échéance impayée non indemnisée, prévue par certains contrats à taux réduit. À ne pas confondre avec la déduction systématique du dépôt de garantie sur la dernière indemnité.
- Carence ou période probatoire
- Période de début de contrat sans couverture, environ trois mois, appliquée uniquement en cas de souscription avec un locataire déjà en place. Un impayé pendant cette période entraîne la résiliation sans indemnisation.
- Vétusté
- Décote annuelle appliquée à la valeur à neuf d’un équipement, de l’ordre de 5 à 10 % par an, déduite de l’indemnisation des dégradations. Elle atteint couramment 50 % sur un logement en état d’usage.
- Déchéance de garantie
- Perte du droit à indemnisation, notamment lorsque le dossier locataire ne respectait pas les critères du contrat ou que la procédure de déclaration n’a pas été suivie.
- Départ à la cloche de bois
- Départ du locataire sans préavis et sans nouvelles, avec arrêt des paiements. Reprendre le logement suppose une procédure ; la plupart des contrats indemnisent pendant cette période.
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Questions fréquentes
Quelle est la meilleure assurance loyers impayés en 2026 ?
Dans notre classement, Cautioneo arrive en tête avec 8,2 sur 10 pour son rapport entre tarif et souplesse d’éligibilité, devant Mila (8,1) qui offre la meilleure couverture et Insured (7,6) pour la rapidité d’indemnisation. Mais le meilleur choix dépend de votre dossier : commencez toujours par tester l’éligibilité de votre locataire à Visale, qui est gratuite, avant de payer une GLI.
Combien coûte une assurance loyers impayés en 2026 ?
Entre 2,5 % et 4,5 % du loyer charges comprises par an, avec des repères autour de 2,75 à 2,80 % chez les néo-assureurs et jusqu’à 4,5 % sur les contrats distribués en agence. Pour un loyer de 800 € charges comprises, comptez environ 265 à 430 € par an, soit environ 140 à 230 € après déduction pour un bailleur imposé à 30 % au régime réel. Attention : la tarification dépend du dossier, seul un devis donne un prix ferme.
Qu’est-ce qui a changé pour Visale en 2026 ?
La réforme du 6 janvier 2026 a introduit trois zones de plafonds de loyer, jusqu’à 1 940 € charges comprises en Île-de-France, 1 575 € dans les grandes agglomérations, la Corse et l’outre-mer, et 1 365 € ailleurs. L’accès est élargi aux salariés gagnant jusqu’à 1 710 € nets par mois, avec un taux d’effort maximum de 50 %. En contrepartie, la couverture de 36 mensualités est désormais limitée aux trois premières années du bail, alors qu’elle était auparavant sans limite de durée.
La garantie dégradations vaut-elle le coup ?
Seulement sur un bien neuf ou rénové récemment, factures conservées. Le montant affiché, souvent 7 000 à 10 000 €, est un plafond : le remboursement s’effectue déduction faite de la vétusté, avec des coefficients qui atteignent couramment 50 % sur un logement en état d’usage. En location meublée, son intérêt est marginal car les dégâts sur le mobilier ne sont pratiquement jamais pris en charge.
Quelle différence entre franchise et carence ?
La franchise est la première échéance impayée non indemnisée, prévue par certains contrats à taux réduit. La carence, ou période probatoire, est une période de début de contrat sans couverture, d’environ trois mois, qui ne s’applique qu’aux souscriptions avec un locataire déjà en place. Ne confondez ni l’une ni l’autre avec la déduction du dépôt de garantie, qui est systématique sur tous les contrats et vient en diminution de la dernière indemnité versée.
Un plafond de 70 000 € suffit-il ?
Cela dépend de votre loyer. Une procédure complète, du commandement de payer jusqu’à l’expulsion, dure aujourd’hui deux à trois ans. Sur un loyer de 700 €, trois ans d’impayés représentent 25 200 €, largement couverts. Sur un loyer de 2 500 €, on atteint 90 000 €, et sur 4 000 € on dépasse 144 000 €, au-delà de tous les contrats standard. Multipliez votre loyer par 36 et comparez au plafond avant de souscrire.
La GLI est-elle déductible des impôts ?
Oui, à 100 % en location nue au régime réel et en LMNP au régime réel BIC, ainsi qu’en SCI à l’impôt sur le revenu. Elle n’est pas déductible au micro-foncier ni au micro-BIC, où l’abattement forfaitaire est réputé couvrir les charges. Pour un bailleur au réel imposé à 30 %, le coût réel de la prime est à peu près divisé par deux. À noter : les indemnités perçues en cas d’impayé sont imposables comme des recettes locatives.
Peut-on cumuler une GLI avec un garant physique ?
Non, sauf exception. L’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit ce cumul, sous peine de nullité de la caution. La seule exception concerne les locataires étudiants ou apprentis, pour lesquels le bailleur peut demander un garant en plus d’une GLI.
Peut-on souscrire une GLI avec un locataire déjà en place ?
Oui, et c’est souvent plus facile que pour un entrant. Passé quelques mois d’occupation sans incident, la plupart des contrats n’appliquent plus de critères de solvabilité : c’est l’historique de paiement qui fait foi. C’est donc une opportunité pour couvrir a posteriori un dossier qui ne passait pas les exigences initiales. En contrepartie, une période probatoire d’environ trois mois s’applique, et tout impayé pendant cette période entraîne la résiliation sans indemnisation. Attention, Visale fait exception : elle ne peut jamais être souscrite en cours de bail.
GarantMe est-il une assurance loyers impayés ?
Pas au sens strict. Le produit principal de GarantMe et des acteurs similaires est une caution privée souscrite et payée par le locataire, qui remplace un garant physique. Pour vous le coût est nul, mais c’est le locataire qui est cautionné et non votre loyer qui est assuré par votre propre contrat : vous ne maîtrisez ni les conditions ni la continuité de la garantie. Beaucoup de comparatifs les classent parmi les GLI, c’est une erreur de catégorie.
Une GLI couvre-t-elle une colocation ?
La plupart des contrats ne couvrent que les colocations à bail unique avec clause de solidarité. Les colocations non solidaires et les baux individuels ne sont acceptés que par une minorité d’offres, ce qui justifie de passer par un courtier multi-contrats. Point critique souvent négligé : lorsqu’un colocataire part en cours de bail, sa solidarité s’éteint au bout de six mois et certaines assurances résilient alors le contrat au lieu de continuer à vous couvrir. Vérifiez cette clause avant de souscrire.
Sources et méthode
- 1. Règles Visale en vigueur depuis la réforme du 6 janvier 2026 : plafonds zonés, forfaits étudiants, taux d’effort, durée de couverture. Le test officiel sur visale.fr fait foi. Relevé en août 2026.
- 2. Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 22-1 : interdiction de cumuler assurance loyers impayés et cautionnement, sauf locataire étudiant ou apprenti. Légifrance.
- 3. Documentation publique des courtiers et comparateurs spécialisés du marché français sur la structure des contrats, les exclusions d’acteurs et les modalités d’indemnisation. Relevé en août 2026.
- 4. Grilles tarifaires et conditions générales publiques des offres citées. Les taux mentionnés sont des repères sur profil standard, non des prix fermes.
- 5. ANIL, documentation sur les garanties des risques locatifs et le cautionnement.
- 6. Barème de l’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, 2026.
Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil en assurance ni un conseil fiscal. Le classement est une opinion éditoriale établie selon la méthode publiée en section « Comment nous avons noté », à partir d’informations publiques relevées en août 2026 ; il ne constitue pas une notation réglementée et n’engage pas les assureurs cités. La tarification d’une garantie loyers impayés dépend du dossier : les taux indiqués sont des repères de marché, seul un devis personnalisé donne un prix ferme. Les tarifs, plafonds, franchises et conditions d’éligibilité varient selon les contrats et évoluent ; vérifiez systématiquement les conditions générales en vigueur avant toute souscription. Les marques citées appartiennent à leurs détenteurs respectifs.

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