Livret A plein : où placer son argent en 2026 ?
Votre Livret A a atteint son plafond de 22 950 €. Depuis le 1er août 2026, il rapporte 1,7 %, alors que l’inflation a atteint 2,4 % en août 2026 : l’argent qui dort dessus perd du pouvoir d’achat. Voici les solutions, avec les taux et la fiscalité en vigueur fin septembre 2026.
Sommaire
Quand le Livret A est plein, remplissez d’abord le LEP si vous y avez droit (2,5 % net), puis le LDDS (1,7 %). Au-delà de 3 à 6 mois de dépenses, passez à l’assurance-vie, au PEA, au PER ou aux SCPI selon votre horizon. L’immobilier locatif reste le seul placement finançable à crédit.
Livret A plein : l’essentiel en 5 points
- Le plafond bloque les versements, pas les intérêts. Ils continuent de s’ajouter au-delà de 22 950 €, sans impôt. Sur 2026, un Livret A plein rapporte environ 367 €.
- Le rendement réel est négatif. À 1,7 % avec une inflation de 2,4 % en août 2026 (Insee), 22 950 € perdent environ 160 € de pouvoir d’achat par an.
- Premier réflexe : les autres livrets défiscalisés. Le LEP à 2,5 % si vous êtes éligible, puis le LDDS à 1,7 %.
- Au-delà de l’épargne de précaution, les livrets ne servent plus. Assurance-vie, PEA et PER prennent le relais sur le moyen et long terme.
- La fiscalité a changé au 1er janvier 2026. La flat tax passe à 31,4 % sur la plupart des placements financiers, mais reste à 30 % sur l’assurance-vie et le PEL.
Combien rapporte votre épargne selon le placement ?
Indiquez le montant à placer au-delà de votre Livret A. Le comparateur calcule les intérêts annuels de chaque support aux taux en vigueur fin septembre 2026, en tenant compte des plafonds du LEP et du LDDS.
Comparateur de rendement annuel
Sur un livret à 1,7 % avec une inflation de 2,4 %, 10 000 € perdent environ 70 € de pouvoir d’achat par an.
Taux au 29 septembre 2026. LDDS et LEP : taux réglementés au 1er août 2026. Compte à terme : milieu de la fourchette des offres à 1 an relevées fin septembre 2026 (2,3 à 3 %). Fonds euros : moyenne 2025 (ACPR). SCPI : taux de distribution moyen 2025 (ASPIM). Au-delà des plafonds, le comparateur ne compte que la part plafonnée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ceci n’est pas un conseil en investissement.
Livret A plein : ce qui se passe vraiment
Un Livret A plein ne bloque que les nouveaux versements. Les intérêts continuent de s’ajouter au-delà de 22 950 €, calculés par quinzaine et exonérés d’impôt. L’argent reste disponible. Le problème est ailleurs : à 1,7 % depuis le 1er août 2026, le livret rapporte moins que l’inflation (2,4 % en août 2026).
Le plafond concerne les versements, pas le solde
Le plafond de 22 950 € s’applique à vos dépôts. Les intérêts sont crédités chaque année au 31 décembre et peuvent faire dépasser ce montant : un Livret A affichant 23 500 € est parfaitement normal. Ils sont calculés par quinzaine (le 1er et le 16 de chaque mois) et exonérés d’impôt sur le revenu comme de prélèvements sociaux.
Un taux divisé par près de deux en deux ans
Le taux est resté à 3 % jusqu’au 31 janvier 2025, puis il est passé à 2,4 %, à 1,7 % en août 2025 et à 1,5 % en février 2026, avant de remonter à 1,7 % le 1er août 2026. Sur l’année 2026, un Livret A plein rapporte environ 367 €, contre environ 689 € en 2024.
Taux du Livret A à chaque révision du 1er février et du 1er août, de février 2023 à août 2026. Sources : Banque de France et service-public.gouv.fr pour les taux, Insee pour l’inflation (indice des prix à la consommation, août 2026). Extraction le 29 septembre 2026.
Un signal, pas un problème
Un Livret A plein signifie surtout que votre épargne de sécurité est constituée : 22 950 € couvrent plusieurs mois de dépenses pour la plupart des foyers. Chaque euro supplémentaire mérite un support plus rémunérateur. C’est le moment de passer d’une logique d’épargne à une logique d’investissement.
Les 4 questions à se poser avant d’investir
Avant de choisir un placement, fixez quatre paramètres : le montant à garder disponible (3 à 6 mois de dépenses), votre horizon, votre tolérance aux pertes et votre tranche d’imposition. Ce sont eux qui décident du bon support, pas le taux affiché.
1. Combien garder de disponible ?
Distinguez deux poches. L’épargne de disponibilité (environ un mois de dépenses) couvre les imprévus du quotidien. L’épargne de précaution (3 à 6 mois de revenus nets) couvre les coups durs : perte d’emploi, grosse réparation, santé. Elle reste sur des supports garantis et liquides : Livret A, LDDS, LEP. Tout ce qui dépasse peut être investi.
2. Quel horizon de placement ?
- Moins de 2 ans (achat daté, projet précis) : sécurité et liquidité obligatoires. Livrets, compte à terme, fonds euros.
- De 2 à 5 ans : mélange de sécurité et de performance. Assurance-vie équilibrée, compte à terme long.
- Plus de 5 ans : c’est là que se joue la performance. Actions via le PEA, unités de compte, SCPI, immobilier locatif. La durée lisse les variations.
3. Quelle tolérance aux pertes ?
Si une baisse de 15 % de votre capital sur une année vous ferait vendre, restez majoritairement sur des supports garantis et acceptez leur rendement limité. Si vous pouvez laisser l’argent investi 8 à 10 ans sans y toucher, la prise de risque a historiquement été rémunérée. Le pire scénario : investir en actifs risqués puis vendre au premier krach.
4. Quelle situation fiscale ?
Votre tranche marginale d’imposition (TMI) change le classement. À 30 % ou 41 %, le PER (versements déductibles) et l’assurance-vie après 8 ans deviennent très efficaces, et la location meublée sous le statut LMNP permet d’amortir le bien pour réduire l’impôt sur les loyers.
Les placements sans risque après le Livret A
L’ordre de remplissage sans risque en 2026 : LEP (2,5 % net), LDDS (1,7 % net), puis fonds euros d’assurance-vie (2,6 % en moyenne en 2025). Le compte à terme (2,3 à 3,4 % brut) et le PEL (2 % brut pour une ouverture en 2026) complètent, avec un blocage et une fiscalité à prendre en compte.
LEP : le meilleur taux sans risque de 2026
Le Livret d’épargne populaire rapporte 2,5 % net, taux maintenu au 1er août 2026 pour la période allant jusqu’au 31 janvier 2027. Il offre la même garantie et la même disponibilité que le Livret A, avec un plafond de 10 000 €. Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence de 2024 (avis d’impôt 2025) ne dépasse pas 23 028 € pour une part, plus 6 149 € par demi-part : 35 326 € pour deux parts. Une grande partie des foyers éligibles ne l’a pas ouvert. Si vous y avez droit, c’est la priorité.
LDDS : le prolongement naturel
Même taux que le Livret A (1,7 %), même fiscalité nulle, même disponibilité, pour un plafond de 12 000 € et sans condition de revenus. Un couple peut ainsi loger 69 900 € sur ses deux Livrets A et ses deux LDDS. Mais le LDDS partage le défaut du Livret A : son taux est inférieur à l’inflation d’août 2026.
PEL : 2 % brut pour une ouverture en 2026
Le Plan d’épargne logement ouvert depuis le 1er janvier 2026 rapporte 2 % brut, soit environ 1,40 % net après flat tax. Le PEL fait partie des placements épargnés par la hausse de la CSG : il reste imposé à 30 %. Plafond : 61 200 €. Contraintes : versements réguliers obligatoires (540 € par an au minimum), tout retrait entraîne la clôture, et un PEL fermé avant 2 ans voit sa rémunération ramenée au taux du CEL. À réserver aux épargnants disciplinés avec un projet immobilier en vue.
Compte à terme et super livrets : un complément tactique
Les meilleurs comptes à terme servent entre 2,3 et 3 % brut sur un an, jusqu’à environ 3,4 % sur trois ans (offres relevées fin septembre 2026). Le taux est garanti, le capital bloqué. Les super livrets attirent avec des taux promotionnels pendant quelques mois avant de retomber. Dans les deux cas, la flat tax de 31,4 % s’applique depuis 2026 : 2,7 % brut ne font plus qu’environ 1,85 % net. Utiles en complément, jamais comme pilier.
Fonds euros d’assurance-vie : sécurité et souplesse
Le fonds euros garantit le capital et a rapporté 2,6 % en moyenne en 2025 selon l’ACPR, avant prélèvements sociaux ; les meilleurs contrats font mieux, souvent sous condition d’investir une part en unités de compte. L’argent reste disponible sous quelques jours, la fiscalité devient douce après 8 ans, et le contrat permet de passer aux unités de compte le jour où vous voulez dynamiser. Ouvrir tôt fait courir le délai fiscal : notre classement des meilleures assurances-vie compare les contrats sans frais d’entrée.
| Support | Taux 2026 | Plafond | Fiscalité | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|
| LEP | 2,5 % net | 10 000 € | Exonéré | Immédiate |
| Livret A | 1,7 % net | 22 950 € | Exonéré | Immédiate |
| LDDS | 1,7 % net | 12 000 € | Exonéré | Immédiate |
| Fonds euros (assurance-vie) | 2,6 % en 2025 (moyenne) | Aucun | 30 %, allégée après 8 ans | Quelques jours |
| Compte à terme | 2,3 à 3,4 % brut | Selon l’offre | 31,4 % | Bloqué 1 à 3 ans |
| PEL (ouvert en 2026) | 2 % brut | 61 200 € | 30 % | Retrait = clôture |
Ordre de remplissage conseillé en 2026 : LEP (si éligible), Livret A, LDDS, puis fonds euros d’assurance-vie. Au-delà de l’épargne de précaution, chaque euro laissé sur un livret à 1,7 % perd du pouvoir d’achat tant que l’inflation reste au-dessus.
Vous avez plus de 20 000 € d’épargne au-delà de vos livrets ?
C’est souvent suffisant pour financer l’apport d’un investissement locatif à crédit. Décrivez votre projet, nous vous orientons vers la bonne solution.
Les placements dynamiques pour faire croître son capital
Sur un horizon de plus de 5 ans, l’assurance-vie en unités de compte, le PEA, le PER et les SCPI visent un rendement supérieur aux livrets, en échange d’un risque de perte en capital. Le choix dépend surtout de votre fiscalité et du temps pendant lequel l’argent peut rester investi.
Assurance-vie en unités de compte : la boîte à outils universelle
Dans le même contrat que votre fonds euros, les unités de compte (ETF actions, fonds obligataires, SCPI, fonds thématiques) visent une performance supérieure sur longue période, sans garantie. Atouts : gestion libre ou pilotée, arbitrages sans imposition immédiate, abattement annuel de 4 600 € sur les gains après 8 ans (9 200 € pour un couple), et un cadre de transmission avantageux : jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire hors droits de succession pour les versements effectués avant 70 ans. L’assurance-vie est aussi restée à 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026.
PEA : les actions avec une fiscalité allégée après 5 ans
Le Plan d’épargne en actions accepte jusqu’à 150 000 € de versements (225 000 € en cumulant avec le PEA-PME), investis en actions européennes ou en ETF éligibles. Après 5 ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux restent dus, désormais à 18,6 %. Pour un investisseur de long terme en ETF diversifiés, c’est l’enveloppe la plus efficace fiscalement. Le risque de perte en capital est réel : horizon de 8 ans et plus.
PER : l’avantage fiscal pour les tranches élevées
Le Plan d’épargne retraite permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels. À une TMI de 30 %, verser 5 000 € ne vous coûte réellement que 3 500 € ; à 41 %, 2 950 €. En contrepartie, l’argent est bloqué jusqu’à la retraite (sauf achat de la résidence principale et accidents de la vie) et imposé à la sortie. Intéressant à partir d’une TMI de 30 %, peu utile en dessous de 11 %. Voir notre comparatif des meilleurs PER.
SCPI : l’immobilier de rendement sans gestion
Les SCPI mutualisent des centaines d’immeubles (bureaux, santé, logistique, commerces) et reversent des loyers trimestriels ou mensuels. Leur taux de distribution moyen a atteint 4,91 % en 2025 (ASPIM). Mais le prix des parts a baissé en moyenne de 3,45 % sur l’année : le rendement total dépend donc aussi de la valorisation. Points de vigilance : frais de souscription (0 à 12 % selon les véhicules), revente parfois lente, revenus imposés comme des revenus fonciers (TMI plus 17,2 %) hors assurance-vie. Notre comparatif des SCPI en ligne passe en revue les véhicules récents sans frais d’entrée comme Iroko Zen ou Remake Live, et notre liste des SCPI à éviter signale celles qui ont baissé leur prix de part.
Crowdfunding immobilier : le haut du spectre rendement et risque
Le crowdfunding immobilier finance des opérations de promotion sur 12 à 36 mois, avec des taux cibles souvent compris entre 8 et 11 % brut. Les retards et défauts de remboursement se sont multipliés avec la crise de la promotion : n’y consacrez pas plus de 5 à 10 % de votre patrimoine, en diversifiant projets et plateformes. Voir notre comparatif des plateformes de crowdfunding immobilier et nos avis sur Anaxago et Raizers.
Flat tax 2026 : 30 % ou 31,4 % selon le placement
Depuis le 1er janvier 2026, la CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 % (article 12 de la LFSS 2026). Les prélèvements sociaux montent à 18,6 % et la flat tax à 31,4 % sur la plupart des placements financiers. L’assurance-vie, le PEL, le CEL et l’immobilier restent à 17,2 %.
| Placement | Prélèvements sociaux | Imposition totale |
|---|---|---|
| Livret A, LDDS, LEP | 0 % | Exonéré |
| Assurance-vie | 17,2 % | 30 % (PFU), 24,7 % après 8 ans au-delà de l’abattement, dans la limite de 150 000 € versés |
| PEL, CEL | 17,2 % | 30 % (PFU) |
| SCPI en direct, location nue | 17,2 % | TMI + 17,2 % |
| Plus-values immobilières | 17,2 % | 19 % + 17,2 %, avec abattements pour durée de détention |
| Compte à terme, super livrets | 18,6 % | 31,4 % (PFU) |
| Dividendes, plus-values de compte-titres | 18,6 % | 31,4 % (PFU) |
| PEA après 5 ans | 18,6 % | 18,6 % (gains exonérés d’impôt sur le revenu) |
Conséquence pratique : à rendement brut égal, un placement logé dans une assurance-vie est désormais légèrement mieux traité qu’un compte-titres ou un compte à terme. C’est un argument de plus pour ouvrir un contrat tôt.
L’immobilier locatif, seul placement financé par la banque
L’immobilier locatif est le seul placement qu’une banque accepte de financer à crédit sur 20 à 25 ans. Avec 20 000 € d’apport, on peut acquérir un bien de 150 000 à 200 000 €, dont le crédit est en grande partie remboursé par les loyers. Le résultat dépend surtout du choix du bien.
L’effet de levier expliqué simplement
Avec 20 000 € d’excédent d’épargne, vous pouvez acheter 20 000 € de parts de SCPI, ou apporter cette somme pour emprunter et acquérir un bien de 150 000 à 200 000 €. Vous vous constituez un patrimoine 8 à 10 fois supérieur à votre mise, pendant que les loyers, indexés sur l’IRL, suivent en partie l’inflation. Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat était de 3,30 % en juillet 2026 (Banque de France). Certains dossiers solides permettent même d’investir sans apport.
Les atouts propres au locatif
- Des revenus réguliers : les loyers forment un complément de revenu mensuel, qui devient une rente une fois le crédit remboursé.
- Une fiscalité optimisable : le statut LMNP au régime réel permet d’amortir le bien et le mobilier, ce qui réduit fortement l’impôt sur les loyers pendant des années. Le déficit foncier joue un rôle proche dans l’ancien avec travaux.
- Un patrimoine transmissible : un bien se transmet dans de bonnes conditions, notamment par donation de la nue-propriété. Le mécanisme est détaillé dans notre guide des frais de notaire pour une donation.
Les pièges à ne pas sous-estimer
Le locatif n’est ni passif ni sans risque. Vacance locative, impayés, travaux imprévus, copropriété mal gérée, ville mal choisie : un mauvais achat peut effacer des années de rendement. Le choix du bien (emplacement, tension locative, prix au m², DPE) et le montage (financement, régime fiscal) font l’essentiel du résultat. Avant de vous lancer, testez votre projet avec notre calculateur de rentabilité. Si vous préférez déléguer, notre classement des sociétés d’investissement locatif clé en main analyse les acteurs du marché, forces et faiblesses comprises.
Quelle répartition selon votre profil ?
Il n’existe pas de meilleur placement dans l’absolu, seulement une répartition adaptée à votre profil. Un profil prudent garde l’essentiel sur des supports garantis ; un profil dynamique investit la majorité en actions et en immobilier, avec un horizon d’au moins 8 ans.
Trois allocations types pour 30 000 € placés au-delà de l’épargne de précaution :
| Support | Prudent | Équilibré | Dynamique |
|---|---|---|---|
| LEP, LDDS (complément de sécurité) | 30 % | 15 % | 5 % |
| Fonds euros d’assurance-vie | 45 % | 25 % | 10 % |
| Unités de compte, PEA (ETF) | 15 % | 35 % | 55 % |
| SCPI | 10 % | 20 % | 20 % |
| Crowdfunding immobilier | 0 % | 5 % | 10 % |
| Hypothèse de rendement annuel long terme | 2 à 3 % | 3,5 à 5 % | 5 à 7 % |
Ces allocations sont des illustrations, pas des recommandations personnalisées. Les rendements indiqués sont des hypothèses et ne sont pas garantis. Les unités de compte, les SCPI et le crowdfunding présentent un risque de perte en capital. Votre situation fiscale, familiale et vos projets doivent guider la répartition finale, au besoin avec un conseiller en gestion de patrimoine indépendant.
Et l’immobilier locatif ? Il se place à part : financé à crédit, il ne consomme qu’un apport (souvent 10 à 15 % du projet) et s’ajoute aux allocations ci-dessus au lieu de les remplacer. C’est le seul moyen d’investir 150 000 € quand on en possède 20 000.
Les erreurs qui coûtent cher
Laisser dormir l’excédent sur un livret
À 1,7 % avec une inflation de 2,4 %, 50 000 € laissés sur des livrets perdent environ 350 € de pouvoir d’achat par an. Sur dix ans, le manque à gagner face à un placement à 4 % dépasse 10 000 €.
Investir son épargne de précaution
Placer ses 3 à 6 mois de sécurité en actions ou en SCPI oblige à revendre au pire moment en cas d’imprévu, souvent à perte. L’épargne de précaution reste sur des livrets, même mal rémunérés.
Ignorer la fiscalité réelle
Un compte à terme à 2,7 % brut rapporte environ 1,85 % net depuis 2026, soit à peine plus qu’un LDDS sans impôt. Comparez toujours les rendements nets, après prélèvements sociaux et impôt.
Les termes à connaître
- Livret A
- Livret d’épargne réglementé, garanti par l’État et exonéré d’impôt, plafonné à 22 950 € de versements pour un particulier. Taux de 1,7 % depuis le 1er août 2026.
- LEP
- Livret d’épargne populaire, réservé aux foyers sous un plafond de revenu fiscal de référence. Taux de 2,5 % net et plafond de 10 000 € en 2026.
- LDDS
- Livret de développement durable et solidaire. Même taux et même fiscalité que le Livret A, plafond de 12 000 €, sans condition de revenus.
- Fonds euros
- Support d’assurance-vie à capital garanti par l’assureur. Rendement moyen de 2,6 % en 2025 selon l’ACPR, avant prélèvements sociaux.
- Flat tax (PFU)
- Prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital : 12,8 % d’impôt plus les prélèvements sociaux, soit 31,4 % en 2026 pour la plupart des placements financiers.
- Rendement réel
- Rendement d’un placement diminué de l’inflation. À 1,7 % avec une inflation de 2,4 % (août 2026), le rendement réel du Livret A est d’environ -0,7 point.
Livret A plein : place à la stratégie
Un Livret A plein n’est pas un problème, c’est une étape : votre sécurité financière est assurée et votre argent peut désormais travailler. La feuille de route 2026 tient en quatre temps : compléter les livrets défiscalisés (LEP en priorité si vous êtes éligible), ouvrir une assurance-vie pour faire courir le délai fiscal de 8 ans, investir l’excédent de long terme en PEA, SCPI ou PER selon votre fiscalité, et étudier l’immobilier locatif à crédit pour démultiplier votre capital.
La seule vraie erreur serait de ne rien faire : tant que le taux des livrets reste sous l’inflation, chaque année d’attente coûte du pouvoir d’achat. Commencez petit, diversifiez, et laissez le temps travailler.
Faites travailler votre épargne dans l’immobilier
Décrivez votre situation. Nous vous orientons vers la solution adaptée à votre budget et à votre fiscalité, sans engagement.
Questions fréquentes sur le Livret A plein
Que se passe-t-il quand le Livret A est plein ?
Une fois le plafond de 22 950 € atteint, vous ne pouvez plus verser, mais les intérêts continuent de s’ajouter au-delà du plafond, calculés par quinzaine et exonérés d’impôt comme de prélèvements sociaux. L’argent reste disponible à tout moment. Le vrai sujet est le rendement : 1,7 % depuis le 1er août 2026, sous l’inflation.
Combien rapporte un Livret A plein en 2026 ?
Environ 367 € sur l’année 2026 pour 22 950 € : 1,7 % en janvier, 1,5 % de février à juillet, puis 1,7 % depuis le 1er août 2026. C’est près de deux fois moins qu’en 2024, quand le taux de 3 % rapportait environ 689 € sur la même somme.
Où placer son argent après le Livret A sans prendre de risque ?
Dans l’ordre en 2026 : le LEP si vous y êtes éligible (2,5 % net, plafond 10 000 €), le LDDS (1,7 % net, plafond 12 000 €), puis le fonds euros d’assurance-vie (2,6 % en moyenne en 2025, avant prélèvements sociaux) et le compte à terme (environ 2,3 à 3,4 % brut selon la durée). Le capital est garanti sur tous ces supports.
Quel est le meilleur placement quand le Livret A et le LDDS sont pleins ?
Cela dépend de l’horizon. Au-delà de 3 à 6 mois de dépenses mis de côté, les livrets n’ont plus d’utilité. Sur 8 ans et plus, l’assurance-vie multisupport, le PEA, le PER (si vous êtes imposé à 30 % ou plus), les SCPI (4,91 % de taux de distribution moyen en 2025) et l’immobilier locatif à crédit offrent un potentiel supérieur, avec un risque de perte en capital.
Faut-il vider son Livret A pour investir ?
Non. Le Livret A reste le bon support pour l’épargne de précaution : disponible immédiatement, garanti par l’État, sans impôt. Conservez-y 3 à 6 mois de dépenses et investissez seulement l’excédent. Vider son épargne de sécurité oblige souvent à revendre un placement au pire moment en cas de coup dur.
Peut-on avoir deux Livrets A ?
Non. La loi autorise un seul Livret A par personne, tous établissements confondus ; un livret en doublon expose à une amende égale à 2 % de son encours. Chaque membre du foyer peut en revanche ouvrir le sien, enfants mineurs compris : une famille de quatre personnes peut ainsi loger jusqu’à 91 800 €.
Le taux du Livret A va-t-il remonter ?
Il est révisé chaque 1er février et 1er août, selon une formule qui combine l’inflation et le taux interbancaire €STR. Il est passé de 1,5 % à 1,7 % le 1er août 2026. L’inflation ayant atteint 2,4 % en août 2026 (Insee), une nouvelle hausse en février 2027 est possible, mais rien ne la garantit.
Livret A ou assurance-vie : que choisir en 2026 ?
Les deux se complètent. Le Livret A gagne sur la disponibilité et la fiscalité nulle : il sert l’épargne de précaution. L’assurance-vie gagne sur le rendement, la fiscalité après 8 ans (abattement annuel de 4 600 € sur les gains, 9 200 € pour un couple) et la transmission (152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
Nos guides pour investir l’excédent
Sources
- 1. Service-public.gouv.fr, Livret A : taux de 1,7 % et plafond de 22 950 €, consulté le 29 septembre 2026.
- 2. Service-public.gouv.fr, Livret d’épargne populaire : taux de 2,5 % du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, consulté le 29 septembre 2026.
- 3. Insee, Indice des prix à la consommation, août 2026 : +2,4 % sur un an.
- 4. Banque de France, Crédits aux particuliers, juillet 2026 (taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat de 3,30 %), publié le 7 septembre 2026.
- 5. ASPIM, Collecte et performance des fonds immobiliers grand public en 2025 (taux de distribution moyen des SCPI de 4,91 %).
- 6. ACPR, revalorisation des contrats d’assurance-vie au titre de 2025 (rendement moyen des fonds euros de 2,6 %), mars 2026.
- 7. Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 12 : CSG sur les revenus du capital portée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les taux cités sont ceux en vigueur au 29 septembre 2026 et peuvent évoluer. Les placements non garantis (unités de compte, actions, SCPI, crowdfunding, immobilier) présentent un risque de perte en capital.
