Loi Anti-Squat 2026 :
Un Mot Change Tout — « ET » devient « OU »

Le 20 janvier 2026, le Sénat adopte une réforme de la loi anti-squat par 230 voix contre 102. Un seul mot remplacé dans le texte — mais des conséquences majeures : la procédure d’expulsion en 72 heures est désormais étendue aux squatteurs Airbnb et aux locataires saisonniers qui refusent de partir. Guide complet pour les propriétaires.

📅 6 avril 2026 · Gaultier GARDE · 15 min de lecture
⚖️ Adoptée au Sénat le 20 janvier 2026 — En attente Assemblée nationale
⚠️ 1ère lecture · Amendements possibles
230Voix pour au Sénat
72hDélai préfet
45 000€Amende max squatteur
3 ansPrison max squatteur

⚖️ La Réforme en Un Mot — « ET » devient « OU »

C’est la modification législative la plus concise de 2026 : dans l’article 38 de la loi DALO, un seul mot change. Mais ce mot avait créé depuis 2023 une faille juridique béante que les squatteurs organisés avaient appris à exploiter systématiquement.

❌ Avant 2026
« ET »
Deux conditions CUMULATIVES :
Introduction illégale
+
Maintien illégal
Si l’entrée était légale → pas de procédure 72h possible
✅ Depuis 2026
« OU »
Une seule condition SUFFIT :
Introduction illégale
OU
Maintien illégal
Se maintenir sans droit ni titre suffit → procédure 72h activée

🎯 Ce que ça change concrètement

Avant : un locataire Airbnb entré légalement qui refuse de partir après la fin de sa réservation n’était pas considéré comme squatteur au sens de la loi. Sa demande d’expulsion via le préfet était rejetée. Il fallait attendre des mois de procédure judiciaire.

Après : ce même locataire se maintient sans droit ni titre — la condition « OU » est remplie. Il est désormais qualifié de squatteur et peut être expulsé via la procédure administrative en 72 heures.

📅 Historique Législatif — De 2021 à 2026

2021
Loi Wargon — Premier renforcement anti-squatPremiers outils pour les propriétaires victimes de squat. Procédure d’expulsion administrative renforcée mais insuffisante en pratique.
27 juil. 2023
Loi Kasbarian-Bergé — La « loi anti-squat »Grande réforme : sanctions pénales triplées (3 ans / 45 000€), procédure accélérée en 72 heures via le préfet, suppression de la trêve hivernale pour les squatteurs. Mais la rédaction avec « ET » crée une faille.
2024-2025
Explosion des squats de locations saisonnièresDes réseaux organisés exploitent la faille du « ET » : louer via Airbnb, refuser de partir. Entrée légale = impossibilité d’activer la procédure 72h. Des centaines de propriétaires bloqués pendant 6 à 18 mois.
28 nov. 2025
Dépôt de la proposition de loi Estrosi-SassoneLa sénatrice spécialiste du logement dépose une proposition ciblant précisément la faille du « ET ». Soutien affiché du ministre Vincent Jeanbrun.
20 jan. 2026
Adoption au Sénat — 230 voix pour, 102 contreAdoption en première lecture. Le « ET » devient « OU ». La procédure 72h est étendue aux squatteurs de locations saisonnières et aux locaux commerciaux, agricoles et professionnels.
En cours 2026
Transmission à l’Assemblée nationaleLe texte est examiné par les députés. Des amendements restent possibles. Le ministre du Logement s’est montré favorable à une adoption rapide.

🕳️ La Faille du « ET » — Comment les Squatteurs l’Exploitaient

La procédure préfectorale d’expulsion en 72 heures, instaurée par la loi Kasbarian-Bergé de 2023, était conditionnée à l’article 38 de la loi DALO à la preuve d’une double illégalité cumulative :

  1. L’occupant s’est introduit illégalement dans le logement
  2. ET il s’y maintient illégalement

Cette rédaction avec « ET » a créé une zone grise massive, délibérément exploitée :

🎭 Le scénario Airbnb typique

Étape 1 : Un individu loue un logement via Airbnb pour 3 nuits — entrée légale avec réservation valide.

Étape 2 : Il refuse de partir à l’expiration de la réservation. Il change éventuellement la serrure.

Étape 3 : Le propriétaire saisit le préfet. Le préfet refuse : l’entrée initiale était légale, la condition « ET » n’est pas remplie.

Étape 4 : Le propriétaire est condamné à des mois de procédure judiciaire. Le squatteur reste en place, souvent 6 à 18 mois. Perte estimée : 3 000 à 5 000€/mois de loyers + frais juridiques.

La faille était d’autant plus révoltante que ces schémas étaient souvent organisés en réseaux, avec des individus qui se spécialisent dans ce type d’occupation, connaissent parfaitement les délais légaux, et savent faire traîner les procédures judiciaires.

🎭 Cas Pratiques Avant et Après la Réforme 2026

❌ Avant 2026 — Bloqué

Locataire Airbnb qui reste : Entrée légale → condition « ET » non remplie → préfet refuse → procédure judiciaire 6-18 mois.

✅ Après 2026 — Expulsion 72h

Locataire Airbnb qui reste : Maintien sans droit ni titre → condition « OU » remplie → préfet saisi → expulsion possible sous 72h.

❌ Avant 2026 — Bloqué

Fausse location (arnaques bail) : L’occupant présente un bail falsifié, entre « légalement », refuse de partir. Entrée non prouvée illégale → procédure 72h bloquée.

✅ Après 2026 — Expulsion 72h

Fausse location : Dès lors que l’occupation sans droit ni titre est prouvée, le maintien seul suffit → procédure administrative déclenchable.

✅ Avant ET après 2026 — Expulsion 72h

Squat par effraction : Introduction illégale prouvée → procédure 72h toujours applicable (condition remplie avec « ET » comme avec « OU »).

⚠️ Ni avant, ni après — Procédure judiciaire

Locataire légal en impayés : Bail valide = pas de squat. Procédure judiciaire classique, soumise à la trêve hivernale. La loi anti-squat ne s’applique pas.

Extension aux locaux non-résidentiels

La réforme 2026 va au-delà de la faille du « ET ». Elle étend aussi la procédure d’expulsion accélérée aux locaux à usage commercial, agricole ou professionnel — jusqu’ici exclus du dispositif. Un artisan dont l’atelier est squatté, un agriculteur dont un bâtiment est occupé illicitement peuvent désormais activer la procédure administrative en 72 heures.

📋 La Procédure d’Expulsion en 72h — Mode d’Emploi Complet

1
Constater et documenter immédiatement Dès la découverte du squat, faites constater l’occupation par un commissaire de justice (huissier). C’est la solution la plus solide. Le maire ou un officier de police judiciaire peuvent aussi constater, mais le commissaire de justice est le plus fiable — les forces de l’ordre peuvent refuser de se déplacer.
📄 Pièce clé : PV de constat
2
Déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie Porter plainte pour violation de domicile ou occupation sans droit ni titre. Conservez impérativement la copie de la plainte — pièce indispensable du dossier préfectoral. Ne négociez pas avec les squatteurs avant d’avoir déposé plainte.
⚠️ Ne pas attendre — chaque jour renforce la position factuelle de l’occupant
3
Constituer le dossier préfectoral complet Réunir : titre de propriété du bien, PV de constat d’huissier, copie de la plainte pénale, et tout document prouvant que l’occupant est sans droit ni titre (expiration de réservation Airbnb, absence de bail valide, preuve que le bail présenté est falsifié…).
📄 Un dossier incomplet retarde ou fait échouer la procédure
4
Saisir le préfet du département Adresser la demande d’expulsion administrative au préfet du département où est situé le bien. Le préfet dispose de 72 heures pour se prononcer. Un avocat en droit immobilier est fortement recommandé pour constituer et transmettre le dossier dans les règles.
💡 En pratique : 10 à 21 jours réels selon les préfectures
5
Mise en demeure et expulsion forcée Si le préfet ordonne l’expulsion, il notifie une mise en demeure aux occupants avec un délai minimum de 24 heures pour quitter les lieux volontairement. Passé ce délai, les forces de l’ordre procèdent à l’évacuation forcée sans décision judiciaire préalable.
✅ Aucun passage par le tribunal nécessaire si le préfet ordonne l’expulsion

⚠️ La réalité des délais préfectoraux

En théorie : 72 heures pour la décision préfectorale + 24 heures pour la mise en demeure. En pratique : les délais réels vont de quelques jours à plusieurs semaines selon l’engorgement de la préfecture et la complétude du dossier. Prévoyez 10 à 21 jours dans les cas courants.

❄️ Trêve Hivernale et Squatteurs — Ce qui a Changé

SituationTrêve hivernale applicable ?Depuis
Locataire légal (impayés)Oui — expulsion impossible du 1er nov. au 31 marsToujours
Squatteur (sans droit ni titre)Non — expulsion possible toute l’annéeLoi Kasbarian 2023
Squatteur Airbnb (maintien illégal)Non — procédure 72h applicable toute l’annéeRéforme 2026

✅ Rappel important : La trêve hivernale (1er novembre – 31 mars) ne protège plus les occupants sans droit ni titre depuis la loi Kasbarian-Bergé de 2023. En 2026, beaucoup de propriétaires croient encore à tort que le gel s’applique à tous les occupants. Pour les squatteurs avérés, l’expulsion peut intervenir à n’importe quelle période de l’année, même en plein hiver.

⚠️ Sanctions Pénales — Ce que Risque le Squatteur

InfractionPeine d’emprisonnementAmendeAutres sanctions
Violation de domicile
(squat résidence principale)
Jusqu’à 3 ansJusqu’à 45 000€Confiscation des biens apportés
Maintien illégal
(post-réforme 2026)
Jusqu’à 3 ansJusqu’à 45 000€Dommages et intérêts au propriétaire
Violation de domicile
(résidence secondaire)
Jusqu’à 3 ansJusqu’à 45 000€Confiscation
Occupation locale commerciaux
(extension 2026)
Jusqu’à 3 ansJusqu’à 45 000€Confiscation

Au-delà des peines pénales, le propriétaire peut réclamer des dommages et intérêts pour la perte de jouissance de son bien pendant toute la période d’occupation illicite — notamment les loyers manqués.

💡 La facture d’énergie ne fait plus preuve de domicile

Un des stratagèmes classiques des squatteurs organisés consistait à souscrire un contrat d’énergie ou d’eau dès leur installation — la facture servant ensuite de « preuve de domicile » pour compliquer l’expulsion. Des propositions législatives visent à supprimer cette possibilité en interdisant l’utilisation d’un contrat de fourniture souscrit en violation des droits du propriétaire comme preuve de résidence dans une procédure d’expulsion.

🔍 Squatteur vs Locataire — La Distinction Cruciale

C’est l’erreur de compréhension la plus fréquente : la loi anti-squat ne s’applique pas aux locataires légaux, même en situation d’impayé ou de conflit grave.

CritèreSquatteurLocataire légal
Base légale de l’occupationAucune — sans droit ni titreBail valide signé
Procédure applicableAdministrative (préfet 72h)Judiciaire (tribunal — mois)
Trêve hivernaleNe s’applique pasS’applique (1er nov – 31 mars)
Délai d’expulsion72h théoriques / 2-3 semaines réel6 mois à 2 ans
Recours possibleContestation judiciaire limitéeNombreux recours

❌ Confusion dangereuse : Un propriétaire qui tente d’utiliser la procédure anti-squat contre un locataire légal en impayés risque de voir sa demande rejetée par le préfet — et de perdre du temps précieux. Si votre occupant a signé un bail, même expiré ou problématique, vous devez passer par la procédure judiciaire classique.

❌ Les 6 Erreurs Fatales à Eviter

Attendre avant d’agirChaque jour d’occupation renforce la position factuelle de l’occupant. Certains squatteurs organisés savent que l’accumulation de preuves d’occupation (courrier, contrats…) complique la procédure. Agissez dès le premier jour.
Tenter une expulsion soi-mêmeChanger les serrures, couper l’eau ou l’électricité, intimider les occupants, déposer leurs affaires dehors — tout cela est illégal et expose le propriétaire à des poursuites pénales. La seule voie légale est administrative ou judiciaire.
Négliger le constat d’huissierUn simple appel à la police ne suffit pas. Le constat d’huissier (commissaire de justice) est la pièce maîtresse du dossier préfectoral. Sans lui, le préfet peut rejeter la demande.
Croire que la trêve hivernale bloque l’expulsionC’est faux pour les squatteurs depuis 2023. La trêve hivernale ne protège que les locataires légaux. Un squatteur peut être expulsé administrativement à n’importe quelle période de l’année.
Envoyer un dossier incomplet au préfetUn dossier incomplet (titre de propriété manquant, copie de plainte absente, PV de constat mal rédigé) conduit au rejet ou au retard de la demande. Faites-vous accompagner par un avocat en droit immobilier pour maximiser les chances.
Confondre squatteur et locataire en impayésUn locataire légal avec un bail valide, même en impayés depuis 6 mois, n’est pas un squatteur. La procédure anti-squat en 72h ne s’applique pas — vous devez passer par le tribunal judiciaire.

💰 Impact pour les Investisseurs Locatifs

Pour les propriétaires bailleurs — surtout ceux qui pratiquent la location saisonnière ou mixte — la réforme 2026 est une protection concrète qui change le rapport au risque locatif :

Ce qui change pour la location courte durée (Airbnb)

Le risque d’un « squatteur Airbnb » était devenu un frein réel à la mise en location courte durée, surtout en grande ville. Certains propriétaires préféraient laisser leur bien vide plutôt que de risquer une occupation illicite prolongée. La réforme rétablit un niveau de protection qui rend la location saisonnière plus sûre juridiquement.

Ce qui ne change pas pour la gestion locative classique

Les risques d’impayés avec un locataire classique (bail 1 an ou 3 ans) restent soumis à la procédure judiciaire longue. Pour les mauvais payeurs avec bail valide, la loi anti-squat 2026 n’apporte rien. C’est toujours la garantie loyers impayés (GLI) et un gestionnaire locatif sérieux qui constituent la meilleure protection.

Stratégie de protection recommandée

  • Pour la location courte durée : utiliser des plateformes avec garanties (caution en ligne, vérification d’identité) + connaître la procédure préfectorale
  • Pour la location longue durée : souscrire une assurance loyers impayés + déléguer à un gestionnaire locatif professionnel
  • Dans tous les cas : noter le numéro de l’huissier de votre secteur pour réagir vite en cas de problème

🔮 Et Après ? État d’Avancement du Texte

La proposition de loi Estrosi-Sassone a été adoptée en première lecture au Sénat le 20 janvier 2026 par 230 voix contre 102. Elle a ensuite été transmise à l’Assemblée nationale où elle doit être examinée.

ÉtapeStatutDate
Dépôt Sénat✅ Fait28 novembre 2025
Adoption Sénat 1ère lecture✅ Fait — 230 vs 10220 janvier 2026
Examen Assemblée nationale⏳ En coursCourant 2026
Adoption définitive⏳ En attenteÀ confirmer
Promulgation⏳ En attenteÀ confirmer

⚠️ Attention — Texte non encore définitivement adopté : La réforme a été adoptée en première lecture au Sénat mais n’est pas encore définitivement promulguée. Des amendements de l’Assemblée nationale sont possibles. Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a exprimé son soutien au texte, ce qui augmente les chances d’adoption rapide.

❓ FAQ Loi Anti-Squat 2026

Qu’est-ce que la loi anti-squat 2026 ?
La loi anti-squat 2026 est une proposition de loi déposée par la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone et adoptée par le Sénat le 20 janvier 2026 par 230 voix contre 102. Elle modifie la loi Kasbarian-Bergé de 2023 en remplaçant le mot « et » par « ou » dans la définition du squatteur, permettant d’étendre la procédure d’expulsion en 72 heures aux personnes qui se maintiennent illégalement dans un logement même si leur entrée initiale était légale.
Quelle est la différence entre « ET » et « OU » dans la loi anti-squat ?
Avant 2026 (avec ET) : il fallait prouver que l’occupant s’était introduit illégalement ET se maintenait illégalement. Un locataire Airbnb entré légalement qui refusait de partir n’était pas qualifié de squatteur. Après 2026 (avec OU) : il suffit que l’occupant se soit introduit illégalement OU se maintienne illégalement. Le simple maintien sans droit ni titre suffit à activer la procédure préfectorale en 72 heures.
Combien de temps prend l’expulsion d’un squatteur en 2026 ?
En théorie : le préfet dispose de 72 heures pour statuer après réception du dossier complet. Si l’expulsion est ordonnée, un délai minimum de 24 heures est accordé à l’occupant pour partir volontairement. En pratique : les délais réels vont de quelques jours à 3 semaines selon les préfectures. Il faut aussi ajouter le temps de constitution du dossier (constat d’huissier, plainte pénale).
La loi anti-squat 2026 s’applique-t-elle aux locataires en impayés ?
Non. La procédure accélérée en 72 heures ne s’applique pas aux locataires légaux ayant signé un bail valide, même en situation d’impayés ou après l’expiration du bail. Ces cas relèvent d’une procédure judiciaire classique soumise à la trêve hivernale et aux délais des tribunaux. La distinction fondamentale est la présence ou non d’un bail valide.
Peut-on expulser un squatteur pendant la trêve hivernale ?
Oui. Depuis la loi Kasbarian-Bergé de 2023, la trêve hivernale (1er novembre – 31 mars) ne protège plus les squatteurs. L’expulsion administrative peut intervenir à n’importe quelle période de l’année pour les occupants sans droit ni titre. Attention : la trêve hivernale continue de s’appliquer aux locataires légaux.
Quelles sont les sanctions pénales pour un squatteur en 2026 ?
Depuis la loi Kasbarian-Bergé de 2023, un squatteur s’expose à jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour violation de domicile. La loi prévoit la confiscation des biens utilisés pour l’occupation et la condamnation à des dommages et intérêts au bénéfice du propriétaire spolié.
La loi anti-squat 2026 est-elle définitivement adoptée ?
Non encore. Le texte a été adopté en première lecture au Sénat le 20 janvier 2026, puis transmis à l’Assemblée nationale pour examen. Des amendements restent possibles avant une adoption définitive. Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun s’est montré favorable au texte.
Peut-on changer les serrures pour expulser un squatteur soi-même ?
Absolument pas. Changer les serrures, couper l’eau ou l’électricité, intimider les occupants ou déposer leurs affaires dehors est illégal et expose le propriétaire à des poursuites pénales. La seule voie légale est la procédure administrative via le préfet (squatteur) ou la procédure judiciaire (locataire légal).
La loi anti-squat 2026 s’applique-t-elle aux locaux commerciaux ?
Oui, c’est une extension majeure de la réforme. La procédure d’expulsion accélérée est désormais étendue aux locaux à usage commercial, agricole et professionnel. Les artisans, commerçants et agriculteurs victimes d’occupation illicite bénéficient des mêmes protections que les propriétaires de logements.
Que faire si le préfet refuse d’ordonner l’expulsion ?
En cas de refus ou de retard injustifié du préfet, le propriétaire peut engager un référé-liberté devant le tribunal administratif. En cas de refus du concours de la force publique, il peut demander une indemnisation à l’État selon le décret n°2025-1052.
Combien coûte une procédure d’expulsion de squatteur ?
Coûts typiques : constat d’huissier 300 à 500 euros, avocat recommandé 1 000 à 2 000 euros. Sans compter les loyers perdus pendant la procédure (estimés à 1 500 à 3 000 euros par mois selon la localisation). Le propriétaire peut réclamer des dommages et intérêts au squatteur pour compenser ces pertes.

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