Réforme réglementaire
Réforme DPE 2026 : le coefficient 1,9 et le gain de classe réel
Depuis le 1er janvier 2026, l’électricité est convertie en énergie primaire avec un coefficient de 1,9 au lieu de 2,3. La consommation affichée baisse de 17,4 %, mais cela ne fait gagner une classe que dans une fenêtre précise. Voici comment savoir si votre logement est dedans, avant de télécharger quoi que ce soit.
Arrêté du 13 août 2025, publié au Journal officiel du 26 août 2025
Réponse directe
En quoi consiste la réforme DPE 2026 ?
L’arrêté du 13 août 2025 abaisse le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité de 2,3 à 1,9 à compter du 1er janvier 2026, en alignement sur la valeur par défaut européenne. Les autres énergies conservent un facteur de 1. Environ 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique sans travaux.
L’arrêté ne modifie ni la méthode 3CL, ni les seuils des sept classes, ni le calcul de l’étiquette climat. Il change une seule valeur, dans l’annexe 3 de l’arrêté du 31 mars 2021 et dans celle de l’arrêté du 15 septembre 2006. Si vous avez besoin du socle, les seuils des classes et le calendrier des interdictions sont détaillés dans notre guide des classes DPE 2026.
Ce n’est pas le premier ajustement. Le facteur était de 2,58 avant 2022, année où il est passé à 2,3. Le passage à 1,9 s’aligne sur la valeur par défaut retenue par la directive européenne sur l’efficacité énergétique. La justification tenue par le gouvernement est la décarbonation du mix électrique français, qui rendait la pénalité de 2,3 disproportionnée pour les logements chauffés à l’électricité, notamment ceux équipés de pompes à chaleur.
Le calcul qui décide
La fenêtre de 21 % : gagnez-vous une classe, oui ou non ?
Le nouveau facteur réduit la consommation affichée de 17,4 %, ce qui revient à multiplier par 0,826. Vous ne gagnez donc une classe que si votre consommation en énergie primaire actuelle se situe dans une fenêtre de 21 % au-dessus du seuil de la classe supérieure. Au-delà, la baisse ne suffit pas.
C’est le point que presque tous les articles sur cette réforme escamotent, en laissant croire qu’un logement électrique gagne une classe par principe. Le calcul est pourtant élémentaire. Le rapport entre le nouveau et l’ancien facteur vaut 1,9 divisé par 2,3, soit 0,826. Votre consommation en énergie primaire est donc multipliée par 0,826. Pour franchir un seuil, il faut que 0,826 fois votre consommation actuelle passe sous ce seuil, ce qui délimite une fenêtre de tolérance de 21 % au-dessus de chaque borne.
| Si votre consommation actuelle est entre | Après recalcul | Vous passez de |
|---|---|---|
| 421 à 508 kWh/m²/an | Sous 420 | G vers F |
| 331 à 399 kWh/m²/an | Sous 330 | F vers E, sortie de passoire |
| 251 à 302 kWh/m²/an | Sous 250 | E vers D |
| 181 à 217 kWh/m²/an | Sous 180 | D vers C |
| 111 à 133 kWh/m²/an | Sous 110 | C vers B |
| 71 à 84 kWh/m²/an | Sous 70 | B vers A |
Hors de ces fenêtres, vous ne gagnez rien
Un logement à 550 kWh/m²/an en énergie primaire descend à 454 après recalcul. Il reste en classe G, dont le seuil est fixé à 420. Un logement à 480 descend à 397 et passe en E. Deux logements également classés G, deux issues opposées. C’est la position exacte dans la classe qui décide, pas le fait d’être chauffé à l’électricité.
Deux réserves à garder en tête. Ces fenêtres supposent un chauffage intégralement électrique. Sur un chauffage mixte, seule la part électrique de la consommation est recalculée, donc la baisse est proportionnellement plus faible et la fenêtre se resserre. Et les logements de moins de 40 m² relèvent d’une grille de seuils adaptée depuis le 1er juillet 2024 : les bornes du tableau ci-dessus ne leur sont pas applicables telles quelles.
Cas chiffrés
Trois exemples de recalcul
Cas 1, gain d’une classe : G devient F
Studio de 30 m², convecteurs électriques, 6 000 kWh par an pour le chauffage et l’eau chaude.
Cas 2, sortie de passoire : F devient E
T2 de 45 m², radiateurs électriques, 7 200 kWh par an.
Cas 3, aucun gain malgré un chauffage électrique
Studio de 25 m², convecteurs électriques, 6 000 kWh par an. Logement mal isolé.
Le troisième cas est le plus instructif, et c’est celui que les contenus promotionnels ne montrent jamais. Un logement réellement énergivore reste une passoire après le recalcul. La réforme déplace la frontière administrative de 17,4 %, elle ne réhabilite pas un bâti défaillant.
Le second blocage possible : l’étiquette climat
Même dans la bonne fenêtre, votre classe peut ne pas bouger. Le DPE retient la plus mauvaise de ses deux notes, énergie et climat. La réforme n’agit que sur la note énergie. Si votre étiquette climat était déjà la plus défavorable, elle continue de fixer votre classe. Ce mécanisme du double seuil est détaillé dans le guide des classes DPE. En pratique, ce cas est rare sur un chauffage électrique, dont les émissions sont faibles, mais il se rencontre sur les logements à chauffage mixte.
Ampleur
Combien de logements sont réellement concernés ?
Environ 850 000 logements classés F ou G sortent du statut de passoire thermique grâce au nouveau facteur, chiffre repris par le gouvernement et la presse spécialisée. Les estimations sur le nombre total de logements gagnant une classe varient sensiblement selon les sources, de près d’un million à plusieurs millions.
| Estimation | Chiffre avancé | Origine | Fiabilité |
|---|---|---|---|
| Logements sortant du statut F ou G | Environ 850 000 | Communication gouvernementale, juillet 2025 | Consensus |
| Logements améliorant leur étiquette | Près d’un million | Bureaux de contrôle, fin 2025 | Variable |
| DPE réalisés chaque année en France | Environ 4 millions | Filière du diagnostic | Consensus |
| Petites surfaces gagnant une classe | Proportion plus élevée que la moyenne | Bureaux d’études privés | Non vérifiable |
Nous préférons afficher cette incertitude plutôt que de retenir le chiffre le plus flatteur. Les estimations circulant sur cette réforme proviennent en grande partie de bureaux d’études privés ayant un intérêt commercial à la présenter comme massive. Le seul repère solide reste la fenêtre de 21 % calculée plus haut : elle vous concerne, vous, et elle ne dépend d’aucune estimation.
Procédure
Obtenir gratuitement l’attestation de changement d’étiquette
L’arrêté du 13 août 2025 institue lui-même la possibilité de télécharger gratuitement une attestation de changement d’étiquette pour les DPE antérieurs. La démarche s’effectue sur l’Observatoire DPE et Audit de l’ADEME, avec le numéro ADEME à 13 caractères, sans nouvelle visite de diagnostiqueur et sans frais.
| Situation de votre DPE | Démarche | Coût |
|---|---|---|
| Réalisé entre juillet 2021 et décembre 2025, logement électrique | Télécharger l’attestation sur l’Observatoire ADEME | Gratuit |
| Réalisé à partir du 1er janvier 2026 | Aucune, le facteur 1,9 est déjà intégré | Gratuit |
| Réalisé avant le 1er juillet 2021 | DPE complet à refaire, ancienne méthode non éligible | 150 à 300 € |
| Logement au gaz, au fioul ou au bois | Aucune, le facteur reste à 1 et le DPE est inchangé | Sans objet |
La démarche, étape par étape
Vérifier la date du DPE
Elle doit être comprise entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025. Un DPE antérieur à juillet 2021 relève de l’ancienne méthode de calcul : il n’est plus valide et n’est pas éligible.
Relever le numéro ADEME à 13 caractères
Il figure en haut du rapport DPE, à côté du QR code. C’est l’identifiant unique du diagnostic dans la base nationale. Copiez-le plutôt que de le retaper : un seul caractère erroné bloque la recherche.
Rechercher le diagnostic sur l’Observatoire ADEME
Rendez-vous sur observatoire-dpe-audit.ademe.fr, rubrique de recherche d’un DPE ou d’un audit, et saisissez le numéro. Le site est le registre officiel de tous les DPE réalisés en France.
Contrôler que la fiche correspond bien à votre logement
Vérifiez l’adresse ou la commune et le type de logement avant d’aller plus loin. Une erreur de saisie peut afficher un autre bien.
Télécharger l’attestation
Si le recalcul améliore la classe, l’attestation est proposée au téléchargement. Elle remplace l’étiquette du DPE d’origine et conserve la même échéance de validité, soit 10 ans à compter du diagnostic initial. Conservez les deux documents ensemble.
La démarche est gratuite et instituée par arrêté. Si un intermédiaire vous propose de l’effectuer contre rémunération, il vous facture un service que vous pouvez obtenir seul en quelques minutes sur un site public. Aucune visite de diagnostiqueur n’est requise, et aucun prestataire n’a de canal privilégié vers la base ADEME.
Effets pour un bailleur
Ce que le reclassement change concrètement
Un passage de G à F rétablit le droit de louer jusqu’au 1er janvier 2028. Un passage de F à E lève le gel des loyers applicable aux passoires et rend possible un complément de loyer en zone d’encadrement. Ce sont les deux seuls sauts qui produisent un effet juridique immédiat.
| Reclassement | Effet sur le droit de louer | Effet sur le loyer |
|---|---|---|
| G vers F | Droit de louer rétabli jusqu’au 1er janvier 2028 | Gel des loyers maintenu, F reste une passoire |
| F vers E | Déjà louable, plus d’échéance avant 2034 | Fin du gel, complément de loyer possible en zone tendue |
| E vers D | Plus aucune échéance réglementaire connue | Aucun changement, E n’était pas gelé |
| D vers C et au-delà | Aucun effet réglementaire | Argument commercial uniquement |
Le saut de F à E est le plus rentable des quatre, parce qu’il cumule la sortie du gel des loyers et la levée de la décote de passoire. Sur la valorisation, un gain de classe se traduit couramment par une revalorisation de quelques pour cent à la revente, mais avec une nuance importante : un E obtenu par changement de méthode de calcul n’est pas isolé comme un E rénové, et le marché commence à faire la différence. Les ordres de grandeur de valeur verte sont détaillés dans le guide des classes DPE.
Si votre logement reste classé G après le recalcul, la situation ne change pas : la location est interdite depuis le 1er janvier 2025 et des travaux sont nécessaires. Les règles applicables, les exceptions et les dérogations sont traitées dans notre page dédiée : DPE G interdit à la location.
Stratégie investisseur
Comment un investisseur exploite la réforme
La stratégie consiste à cibler les logements électriques dont la consommation en énergie primaire tombe dans la fenêtre de 21 %, achetés avec la décote de passoire, et dont le reclassement supprime cette décote sans travaux. Le critère opérationnel n’est pas le mode de chauffage seul, c’est la position exacte dans la classe.
Le filtre en trois questions
- Le chauffage est-il intégralement électrique ? Sur un chauffage mixte, la baisse est partielle et la fenêtre se resserre. Sur du gaz ou du fioul, il n’y a rien à espérer.
- Où se situe la consommation dans la classe ? Le DPE indique la valeur exacte en kWh/m²/an. Confrontez-la au tableau des fenêtres. C’est la seule question qui décide, et elle se répond en dix secondes.
- Quelle est l’étiquette climat ? Si elle est plus défavorable que l’étiquette énergie, la classe finale ne bougera pas, quelle que soit la fenêtre.
Une remarque de calendrier. Cette réforme est publique depuis août 2025 et en vigueur depuis janvier 2026. L’arbitrage d’achat qui consistait à acquérir avant que les vendeurs intègrent la revalorisation est en grande partie refermé : les annonces affichent désormais des étiquettes recalculées. Ce qui reste exploitable, ce sont les biens dont le propriétaire n’a pas fait la démarche, et les portefeuilles existants qu’il faut passer en revue bien par bien.
Sur les biens que vous détenez déjà, la revue est mécanique : lister ceux au chauffage électrique avec un DPE réalisé après juillet 2021, relever leur consommation en énergie primaire, la confronter aux fenêtres, et télécharger l’attestation pour ceux qui basculent. Un bien qui sort du gel des loyers change de profil de rentabilité, ce que notre calculateur de rendement locatif permet de chiffrer. Pour le reste, la logique d’arbitrage rejoint celle exposée dans biens immobiliers à éviter.
Un portefeuille à passer en revue ?
Identifier les biens qui basculent de classe et ceux qui nécessitent réellement des travaux change l’ordre de priorité d’un plan de rénovation.
Faire étudier mon projetVigilance
Quatre erreurs d’interprétation fréquentes
Croire que tout logement électrique gagne une classe
C’est faux dans la majorité des cas. Seuls les logements dont la consommation tombe dans une fenêtre de 21 % au-dessus d’un seuil basculent. Un logement très énergivore reste dans sa classe malgré le recalcul.
Confondre reclassement et économie d’énergie
Le facteur de conversion est un paramètre de calcul administratif. Votre consommation réelle, votre facture et votre confort thermique sont exactement les mêmes le 2 janvier 2026 qu’ils l’étaient le 31 décembre 2025. Rien dans le bâti n’a changé.
Considérer un E reclassé comme un E rénové
Un logement passé en E par le recalcul reste physiquement moins performant qu’un E issu de travaux. À la revente, il sera comparé à ce dernier, sur des critères que l’étiquette ne capte pas : coût de chauffage réel, confort, qualité de l’isolation. Le reclassement achète du temps, pas de la performance.
Renoncer aux travaux parce qu’on est sorti de la passoire
Un F devenu E échappe à l’interdiction de 2028 mais reste soumis à celle de 2034. Sur un horizon de détention long, l’échéance revient, et les coûts de rénovation ne baisseront pas. La réforme réordonne le calendrier des travaux, elle ne les annule pas.
Lexique
Quatre notions de la réforme
Coefficient qui traduit l’énergie consommée dans le logement en énergie nécessaire à sa production et à son acheminement. Fixé à 1,9 pour l’électricité depuis le 1er janvier 2026 et à 1 pour les autres énergies.
Document instauré par l’arrêté du 13 août 2025, téléchargeable gratuitement sur l’Observatoire ADEME. Il remplace l’étiquette d’un DPE antérieur à 2026 et conserve son échéance de validité.
Plage de consommation en énergie primaire, large de 21 % au-dessus de chaque seuil de classe, dans laquelle le passage du facteur 2,3 à 1,9 suffit à franchir ce seuil.
Interdiction d’augmenter le loyer d’un logement classé F ou G entre deux locataires. Elle cesse dès que le logement sort du statut de passoire thermique, y compris par reclassement.
Questions fréquentes
FAQ réforme DPE 2026
En quoi consiste la réforme DPE 2026 ?
L’arrêté du 13 août 2025 abaisse le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité de 2,3 à 1,9 à compter du 1er janvier 2026, en alignement sur la valeur par défaut européenne. Les autres énergies conservent un facteur de 1. Environ 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique sans travaux.
Mon logement électrique gagne-t-il automatiquement une classe ?
Non. Le recalcul réduit la consommation affichée de 17,4 %, ce qui ne fait franchir un seuil que si votre consommation en énergie primaire se situe dans une fenêtre de 21 % au-dessus de ce seuil. Un logement à 550 kWh/m²/an descend à 454 et reste en classe G, dont le seuil est de 420. Un logement à 480 descend à 397 et passe en E.
Comment savoir si je suis dans la fenêtre de gain ?
Relevez la consommation en énergie primaire indiquée sur votre DPE, en kWh/m²/an, et confrontez-la aux fenêtres suivantes : 421 à 508 fait passer de G à F, 331 à 399 de F à E, 251 à 302 de E à D, 181 à 217 de D à C, 111 à 133 de C à B, 71 à 84 de B à A. Ces bornes supposent un chauffage intégralement électrique.
Mon DPE est-il mis à jour automatiquement ?
Non. Les DPE établis à partir du 1er janvier 2026 intègrent directement le facteur 1,9. Pour un DPE réalisé entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025, il faut télécharger une attestation de changement d’étiquette sur l’Observatoire DPE et Audit de l’ADEME. Les DPE existants restent valables 10 ans et ne sont pas modifiés d’office.
La mise à jour du DPE est-elle vraiment gratuite ?
Oui. La possibilité de télécharger gratuitement une attestation de changement d’étiquette est instituée par l’arrêté du 13 août 2025 lui-même. La démarche s’effectue sur le site public de l’ADEME avec le numéro ADEME à 13 caractères du diagnostic, sans nouvelle visite de diagnostiqueur. Aucun prestataire privé ne dispose d’un accès privilégié à cette base.
Les logements au gaz ou au fioul sont-ils concernés ?
Non. L’arrêté ne modifie que le facteur applicable à l’électricité. Le gaz, le fioul et le bois conservent un facteur de conversion de 1, inchangé. Le DPE de ces logements est identique avant et après la réforme, et aucune attestation n’est disponible pour eux.
Mon DPE peut-il se dégrader à cause de la réforme ?
Non. Le facteur de conversion baisse, donc la consommation en énergie primaire calculée baisse ou reste identique. Aucun logement ne peut voir son étiquette énergie se dégrader du fait de cette réforme. Dans le pire des cas, la classe reste la même.
Pourquoi ma classe n’a pas changé alors que je suis dans la fenêtre ?
Parce que votre étiquette climat est probablement la plus défavorable des deux. Le DPE retient toujours la plus mauvaise de ses deux notes, énergie et climat, et la réforme n’agit que sur la note énergie. Ce cas est rare sur un chauffage purement électrique, dont les émissions sont faibles, mais il se rencontre sur les installations mixtes.
Un logement F qui passe en E sort-il du gel des loyers ?
Oui. Le gel des loyers frappe les logements classés F et G : le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer entre deux locataires. Dès que le logement sort du statut de passoire, ce gel cesse de s’appliquer et une révision selon l’IRL redevient possible, ainsi qu’un complément de loyer en zone d’encadrement.
Faut-il refaire un DPE réalisé avant juillet 2021 ?
Oui, obligatoirement. Ces diagnostics reposent sur une méthode de calcul abandonnée et ne sont plus valides légalement. Ils ne peuvent pas bénéficier de l’attestation gratuite et doivent être entièrement refaits par un diagnostiqueur certifié, pour un coût de 150 à 300 €.
La réforme dispense-t-elle de faire des travaux ?
Non. Le facteur de conversion est un paramètre de calcul : la consommation réelle, la facture et le confort thermique sont inchangés. Un logement passé de F à E échappe à l’interdiction de 2028 mais reste soumis à celle de 2034. La réforme réordonne le calendrier des travaux, elle ne les supprime pas.
Sources
- Arrêté du 13 août 2025 modifiant le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité relatif au diagnostic de performance énergétique, publié au Journal officiel du 26 août 2025. Légifrance
- Arrêté du 31 mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique, seuils des classes et annexe 3 modifiée. Légifrance
- Service-public.gouv.fr, calcul du DPE, les nouveautés au 1er janvier 2026. Consulter
- Ministère de l’Économie, un nouveau DPE au 1er janvier 2026 pour favoriser le chauffage électrique. Consulter
- ADEME, Observatoire DPE et Audit, registre national des diagnostics et téléchargement des attestations. Consulter
- Fenêtres de gain de classe : calcul ILA à partir du rapport 1,9 sur 2,3 appliqué aux seuils de l’arrêté du 31 mars 2021.
Cet article a une vocation informative et ne constitue ni un conseil en investissement, ni un diagnostic. Les fenêtres de gain de classe sont un calcul théorique fondé sur les seuils réglementaires et supposent un chauffage intégralement électrique ; seul un DPE établi par un diagnostiqueur certifié, ou l’attestation officielle de l’ADEME, fait foi. Les logements de moins de 40 m² relèvent d’une grille de seuils distincte. Les estimations d’impact citées sont des ordres de grandeur publiés par des tiers.

Un commentaire