Lorsqu’on parle de la Côte d’Azur, trois villes se démarquent en général : Nice, Cannes et Antibes. Si ces destinations sont très prisées par les touristes du monde entier, c’est pour des raisons à la fois historiques, climatiques et culturelles. Toujours est-il qu’il est tentant d’y investir en location saisonnière au vu de l’affluence grandissante chaque année. Nous allons nous concentrer pour cet article sur la ville d’Antibes en présentant les points essentiels à avoir en tête avant de se lancer.
Un marché immobilier assez tendu
À Antibes, le prix moyen au m² se situe en 2026 autour de 5 300 à 5 900 € pour un appartement. Pour une maison, cela grimpe à 7 300-8 000 € en fonction du quartier. Évidemment, ce sont les secteurs proches du littoral (Salis, Port Vauban, Juan-les-Pins…) qui sont les plus chers puisque ce sont ceux qui attirent le plus les voyageurs désireux de se rendre à la plage.
En outre, il y a en réalité un double marché propre aux villes de la Côte d’Azur : une demande locale des résidents et une autre provenant des investisseurs intéressés par la location saisonnière. C’est ce qui explique une certaine tension immobilière qui pousse les rendements en location courte durée vers le haut.
À condition bien évidemment d’adopter une bonne gestion du bien : accueil des voyageurs, ménage entre chaque séjour, tarification adaptée à la saisonnalité… C’est pour cette raison que de plus en plus de propriétaires passent par une conciergerie Airbnb à Antibes capable de tout prendre en charge, que ce soit l’accueil, l’entretien et l’optimisation des tarifs.
Un cadre réglementaire de plus en plus strict
Afin d’aider les résidents à trouver plus facilement un logement, Antibes fait partie des communes qui durcissent les règles applicables aux meublés de tourisme. Voici celles à bien connaître avant d’investir :
- La déclaration obligatoire en mairie avant toute mise en location. Vous obtiendrez alors un numéro d’enregistrement à afficher sur l’annonce Airbnb, Booking ou encore Abritel.
- Le plafond réduit à 90 jours/an pour une résidence principale louée en meublé touristique, contre 120 jours au niveau national.
- La compensation obligatoire dès le second bien mis en location saisonnière. Cela signifie que l’investisseur multipropriétaire doit par exemple transformer des locaux commerciaux en habitation pour équilibrer le parc de logements.
Pour info, le non-respect de ces règles expose à des amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros et il y a de nombreux contrôles dans les coins les plus tendus.
Fiscalité : attention à bien choisir son régime
Pour ce qui est de la fiscalité, c’est assez classique étant donné que les revenus issus d’une location meublée touristique relèvent des BIC. Il y a donc deux régimes possibles :
- Micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % pour un meublé de tourisme classé (1 à 5 étoiles) contre 30 % sans classement. On voit ici que l’intérêt d’engager une procédure de classement est bien réel.
- Régime réel : plus intéressant dès que les charges (travaux, intérêts d’emprunt…) dépassent l’abattement forfaitaire.
Bon à savoir : vous pourriez passer du statut LMNP à LMP en fonction de vos recettes annuelles. Dans ce cas, le régime réel est obligatoire avec une gestion plus complexe et des cotisations sociales différentes.
